Lois relatives aux tefiline, à la mezouza, et au rouleau de la Thora

Elles comprennent cinq commandements positifs, dont voici le détail :

  1. Porter les tefiline sur la tête.
  2. Les attacher sur le bras.
  3. Fixer une mezouza aux ouvertures des portes.
  4. Que chaque homme écrive un rouleau de la Thora pour lui-même.
  5. Que le roi écrive un second rouleau de la Thora pour lui-même, de manière à avoir deux rouleaux de la Thora.

Ces commandements sont exposés dans les chapitres ci-après.

Chapitre un : Règles générales d’écriture

Le premier chapitre expose les règles générales concernant les parchemins des tefiline, mezouzot et rouleaux de la Thora : on y traite de la confection du parchemin et de l’encre, du système de caractères à utiliser, des personnes aptes à cette tâche et de l’intention qu’elle requiert.

  1. Ces quatre passages de la Thora, que sont: (1) Kadech li et (2) Vehaya ki yeviakha dans le livre de l’Exode, ainsi que (3) Chema et (4) Vehaya im chamoa, sont écrits à part et recouverts d’une boite faite à partir d’une peau ; on appelle cela les tefiline. On les place sur la tête et on les attache sur le bras. Même l’omission de la pointe d’une seule lettre de ces quatre passages invalide la totalité selon la loi de la Thora; ces quatre passages doivent être écrits parfaitement, conformément aux exigences halakhiques.
  1. Il en va de même pour les deux passages de la mezouza, respectivement Chema et Vehaya im chamoa. L’absence de la pointe d’une seule lettre dans l’un de ces deux passages invalide la mezouza selon la loi de la Thora; ces deux passages doivent être écrits parfaitement. De même, un rouleau de la Thora auquel il manque ne serait-ce qu’une seule lettre est invalide.
  1. Il y a dix exigences relatives à la confection des tefiline: ce sont toutes des lois transmises à Moïse sur le Sinaï, et des conditions sine qua non à la réalisation de la mitsva. C’est pourquoi, si l’une d’elles n’est pas respectée, les tefiline sont invalides. Deux de ces exigences concernent l’écriture des textes et huit concernent leurs boîtes en cuir ainsi que la manière de nouer les lanières. Telles sont les deux exigences concernant l’écriture: les textes doivent être écrits (1) avec de l’encre, et (2) sur un parchemin (klaf).
  1. Comment confectionne-t-on l’encre? On recueille la suie produite par la fumée d’huiles, de goudron, de cire ou de substances similaires, et on la pétrit avec de la gomme d’arbre et un peu de miel. On l’humidifie abondamment, puis on la pile jusqu’à devenir comme une fine galette. On la laisse alors sécher au soleil et on la met de côté. Au moment d’écrire, le scribe trempe cette galette d’encre dans de l’eau où ont macérées des noix de galle ou une substance semblable, et il écrit avec l’encre ainsi constituée. Cette encre, si tu l’effaces, ne laissera aucune trace sur le parchemin. C’est l’encre qu’il faut choisir de préférence pour écrire les rouleaux de la Thora, tefiline et mezouzot. Néanmoins, s’il a écrit l’un des trois – rouleaux de la Thora, tefiline ou mezouzot – avec un mélange de vitriol et d’eau dans laquelle on a fait macérer des noix de galle, encre qui subsiste sur le parchemin et ne peut en être complètement effacée, c’est valable.
  1. S’il en est ainsi, qu’exclut donc cette loi transmise à Moïse sur le Sinaï, selon laquelle les rouleaux de la Thora, tefiline et mezouzot doivent être écrits avec de l’encre? Elle exclut les pigments d’une couleur autre que le noir, comme le rouge, le vert, etc. Si ne serait-ce qu’une seule lettre dans des rouleaux de la Thora, tefiline ou mezouzot, a été écrite avec un pigment d’une autre couleur ou avec de l’or, ils sont invalides.
  1. Il y a trois sortes de parchemins: gvil, klaf, et doukhsoustos. Comment ces différents parchemins sont-ils préparés? On prend la peau d’un animal domestique ou sauvage et on en ôte les poils tout d’abord. Après quoi on la sale, puis on la travaille avec de la farine, puis avecde la noix de galle ou ce qui est semblable parmi les substances qui contractent et renforcent la peau. Le parchemin ainsi obtenu est ce que l’on appelle gvil.
  1. Si, après avoir ôté les poils, on a partagé la peau dans son épaisseur en deux parties, comme le font les parcheminiers, de façon à obtenir deux peaux d istinctes, l’une, fine, du côté des poils et l’autre, épaisse, du côté de la chair, puis qu’on les a traitées avec du sel, ensuite avec de la farine et enfin avecde la noix de galle ou une substance semblable ; la partie extérieure de la peau, qui était située du côté des poils, est appelée klaf et celle du côté de la chair est appelée doukhsoustos.
  1. En vertu d’une loi transmise à Moïse sur le Sinaï (1) le rouleau de la Thora doit être écrit sur un gvil et l’écriture doit être « côté poil » ; (2) les tefiline doivent être écrites sur un klaf, et l’écriture doit être « côté chair » ; (3) la mezouza doit être écrite sur un doukhsoustos, et l’écriture doit être « côté poil ». En toutes circonstances, si l’on a écrit sur un klaf « côté poil » ou si l’on a écrit sur un gvil ou sur un doukhsoustos « côté chair », les tefiline, mezouza ou rouleau de la Thora ainsi écrits sont invalides.
  1. Bien que telle soit la loi transmise à Moïse sur le Sinaï, si l’on a écrit un rouleau de la Thora sur un klaf, il est valide. Le gvil n’a été mentionné qu’en vue d’exclure le doukhsoustos; en effet, si l’on a écrit un rouleau de la Thora sur un doukhsoustos, il est invalide. De même, si l’on a écrit une mezouza sur un klaf ou sur un gvil, elle est valide. Le doukhsoustos n’a été requis que pour la meilleure façon d’accomplir la mitsva et non pour exclure les autres types de parchemins.
  1. On n’écrit pas les rouleaux de la Thora, les tefiline et les mezouzot sur la peau d’un animal domestique d’une espèce non cachère, ni sur la peau d’un oiseau ou d’un animal sauvage d’une espèce non cachère. On peut les écrire sur la peau de tout animal domestique, animal sauvage ou oiseau d’une espèce cachère et ce, même lorsque la viande de l’animal ne peut être consommée pour cause de nevéla ou tréfa. On ne les écrit pas non plus sur la peau d’un poisson, même s’il est cachère, en raison de la mauvaise odeur qui ne s’élimine pas par le traitement de la peau.
  1. Le gvil destiné à un rouleau de la Thora ainsi que le klaf destiné à des tefiline ou à un rouleau de la Thora, doivent être tannés expressément à cette intention. S’ils n’ont pas été tannés à cette intention, ils sont invalides. C’est pourquoi, s’ils ont été tannés par un gentil, ils sont invalides, même si l’on a dit au gentil de tanner cette peau dans l’intention de l’utiliser pour le rouleau de la Thora ou pour les tefiline. Car un gentil agit avec sa propre intention, et non avec l’intention de celui qui loue ses services. Ainsi, toute chose qui doit être faite avec une intention particulière est invalide si elle est faite par un gentil. En revanche, le parchemin d’une mezouza n’a pas besoin d’être tanné expressément à cette intention.
  1. Une loi transmise à Moïse sur le Sinaï dispose que le rouleau de la Thora et la mezouza ne peuvent être écrits que sur un parchemin ligné. Mais les parchemins des tefiline n’ont pas besoin d’être lignés, parce qu’ils sont recouverts. Il est permis d’écrire des tefiline ou une mezouza sans copier à partir d’un texte déjà écrit, car tous sont familiers avec ces passages et les connaissent de mémoire. En revanche, il est interdit d’écrire ne serait-ce qu’une seule lettre d’un rouleau de la Thora sans copier à partir d’un texte écrit.
  1. Un rouleau de la Thora, des tefiline, ou des mezouzot qui ont été écrits par un hérétique doivent être brûlés. S’ils ont été écrits par un gentil, par un juif renégat ou délateur, par un esclave cananéen, par une femme ou par un mineur, ils sont invalides et doivent être enterrés, car il est dit: «Vous les attacherez vous les écrirez». Le Talmud interprète ainsi ce verset : quiconque est enjoint d’attacher, c’est-à-dire de porter les tefiline, et y a foi, celui-là seul peut les écrire. Si l’on trouve des rouleaux de la Thora, tefiline, ou mezouzot en la possession d’un hérétique et que l’on ignore par qui ils ont été écrits, ils doivent être enfouis. Si on les trouve en la possession d’un gentil, on présume qu’ils ont été obtenus auprès d’un juif et qu’ils sont valides. On n’achète pas à des gentils des rouleaux de la Thora, tefiline ou mezouzot à un prix supérieur à leur prix ordinaire, pour ne pas les habituer à les voler.
  1. Un rouleau de la Thora, des tefiline ou des mezouzot écrits sur la peau d’un animal domestique, d’un animal sauvage ou d’un oiseau d’une espèce non cachère ou écrits sur une peau non traitée ou encore un rouleau de la Thora ou des tefiline écrits sur une peau n’ayant pas été traitée expressément à cette intention sont invalides.
  1. Si quelqu’un a écrit un rouleau de la Thora, des tefiline ou une mezouza sans concentrer sa pensée en écrivant et a écrit ne serait-ce que l’un des Noms de D.ieu sans intention expresse, le rouleau de la Thora, les tefiline ou la mezouza sont invalides. C’est pourquoi, quand un scribe est occupé à écrire le Nom de D.ieu, même si un roi juif le salue, il ne répondra pas. S’il écrit deux ou trois Noms de D.ieu qui se succèdent, comme dans la phrase « Hachem élokénou Hachem e’had », il peut s’interrompre entre l’écriture d’un Nom et de l’autre pour répondre au salut.
  1. Quand on trempe la plume pour écrire le Nom de D.ieu, on ne commencera pas directement par écrire une lettre du Nom, mais par la lettre qui le précède. Si l’on a complètement oublié d’écrire le Nom de D.ieu, on peut l’écrire juste au-dessus, dans l’espace entre les lignes. Mais si une partie du Nom de D.ieu est écrite sur la ligne et l’autre partie juste au-dessus entre les lignes, c’est invalide. Quand il s’agit d’un autre mot, en revanche, on peut, en cas d’oubli, écrire une partie du mot sur la ligne et l’autre partie au-dessus. Dans quel cas cela s’applique-t-il? Pour un rouleau de la Thora. En revanche, pour une mezouza ou des tefiline, il ne faut pas intercaler même une seule lettre entre les lignes ; si l’on a oublié ne serait-ce qu’une seule lettre, on enfouit ce que l’on a écrit et on écrit un autre parchemin. Dans tous les cas, aussi bien pour le rouleau de la Thora que pour les tefiline et les mezouzot, il est permis d’écrire le Nom de D.ieu à un endroit du parchemin où des lettres ont été grattées ou effacées.
  1. Les scribes qui écrivent les rouleaux de la Thora, tefiline et mezouzot n’ont pas le droit de poser le parchemin à l’envers pour éviter la poussière ; ils recouvriront le parchemin d’un tissu ou le plieront.
  1. Si, après qu’un rouleau de la Thora, des tefiline ou une mezouza sont sortis des mains du scribe, celui-ci déclare: «Je n’ai pas écrit les Noms de D.ieu avec l’intention requise», il n’est pas cru pour ce qui est de les rendre impropres à l’usage. Mais il est cru pour ce qui est de perdre tout son salaire. Pourquoi n’est-il pas cru pour ce qui est de les rendre impropres ? Car peut-être avait-il uniquement l’intention de causer une perte à l’acheteur ou à celui qui a loué ses services, pensant à tort qu’il ne perdrait, par cette déclaration, que la rémunération pour l’écriture des Noms de D.ieu seulement et non la totalité de son salaire. C’est pourquoi, s’il a dit: «Le parchemin de ce rouleau de la Thora – ou de ces tefiline – n’a pas été tanné avec l’intention requise», dès lors qu’il est cru pour ce qui est de perdre sa rémunération, il est cru pour ce qui est de les invalider. En effet, contrairement au cas précédent, tout le monde sait que si les peaux n’ont pas été tannées avec l’intention requise, le scribe n’a droit à aucun salaire.
  1. Les tefiline et mezouza ne doivent être écrits qu’en écriture achourit. Les Sages ont aussi permis d’écrire les rouleaux de la Thora en grec, mais aucune autre langue étrangère. Le grec de l’époque de la Michna s’est perdu depuis : c’est pourquoi, tous trois, rouleau de la Thora, tefiline, et mezouza, ne doivent être écrits aujourd’hui qu’en écriture achourit. Il faut prêter attention dans l’écriture qu’une lettre n’en touche pas une autre, car toute lettre qui n’est pas entourée de parchemin de ses quatre côtés est invalide. De même, toute lettre qui ne peut être lue sans faute par un enfant qui n’est ni sage, ni sot, est invalide. C’est pourquoi, il faut prêter attention à la forme des lettres, c’est-à-dire que le youd ne ressemble pas à un vav, ni le vav à un youd, ni le khaf à un beit, ni le beit à un khaf, ni le dalet à un rech, ni le rech à un dalet, et de même pour tout cas semblable, de sorte que chacun puisse lire aisément.
  1. Quand un parchemin est troué, il ne faut pas écrire sur le trou. Un trou sur lequel l’encre passe sans s’infiltrer n’est pas considéré comme un trou et il est permis d’écrire dessus. C’est pourquoi, il est permis d’écrire sur la peau d’un oiseau qui a été travaillée, en dépit des petits trous qu’elle présente au niveau des plumes, car l’encre ne s’y infiltre pas. Si le parchemin a été perforé après l’écriture, la règle suivante est appliquée : si le trou se trouve dans l’espace intérieur d’une lettre, comme dans l’espace intérieur d’un , d’un mem ou d’une autre lettre similaire, c’est valable. Si le trou se trouve sur la jambe d’une lettre, au point qu’elle est coupée, la règle suivante s’applique : s’il reste de la lettre au-dessus du trou la taille d’une petite lettre, à savoir un youd, c’est valable, à condition qu’elle ne ressemble pas à une autre lettre. Mais s’il ne reste pas au-dessus du trou la taille d’une petite lettre, c’est invalide.

Chapitre deux : Écriture des tefiline

Le second chapitre porte sur les lois relatives à l’écriture des tefiline. Il s’intéresse aux espaces à respecter entre les différents passages qui composent les tefiline, à l’orthographe des mots, à la forme pleine ou à la forme défective, et aux taguine, sortes de petites couronnes qui surmontent et ornent certaines lettres. Après l’exposé de ces règles, le Rambam précise les exigences relatives à la vérification des tefiline achetées.

  1. Comment écrit-on les tefiline ? Pour les tefiline de la tête, on écrit les quatre passages de la Thora sur quatre parchemins distincts, que l’on enroule chacun séparément, et que l’on place dans quatre compartiments faits d’une seule peau. Pour les tefiline du bras, on écrit les quatre passages sur quatre colonnes d’un seul parchemin, que l’on enroule de la fin au début, comme un rouleau de la Thora, et que l’on place dans un seul compartiment.
  1. Il faut prêter attention à respecter les différents types de passages ; en effet, si un passage «fermé» est écrit «ouvert» ou un passage «ouvert» est écrit «fermé», ils sont invalides. Les trois premiers passages sont tous « ouverts » et le dernier, qui est Vehaya im chamoa, est « fermé ».
  1. Il faut également prêter attention aux mots qui sont écrits à la forme pleine ou défective, de sorte que les quatre passages soient écrits tels qu’ils le sont dans un rouleau de la Thora dont l’exactitude a été vérifiée; en effet, si un mot orthographié à la forme défective a été écrit à la forme pleine, c’est invalide, à moins que l’on n’efface la lettre en trop. Et si un mot orthographié à la forme pleine a été écrit à la forme défective, c’est invalide et il n’y a pas de correction possible. Voici les mots écrits à la forme défective et les mots écrits à la forme pleine dans ces quatre passages:
  1. Dans le premier passage – Kadech li kol bekhor –, le mot bekhor est écrit à la forme pleine, zakhor est écrit à la forme pleine, be’hozek est écrit à la forme défective, hotsi est écrit à la forme pleine, yotsim est écrit sans vav, yeviakha est écrit à la forme pleine, vehaémori est écrit à la forme défective, vehayevoussi est écrit à la forme pleine, laavotékha est écrit sans vav, haavoda est écrit à la forme défective, matsot est écrit à la forme défective, hachevii est écrit à la forme pleine, matsot est écrit à la forme pleine, seor est écrit à la forme défective, guevoulekha est écrit à la forme défective, baavour est écrit à la forme pleine, leot est écrit à la forme pleine, oulezikarone est écrit à la forme pleine, énékha est écrit à la forme pleine, torat est écrit à la forme pleine, hotsiakha est écrit sans youd, ha’houka est écrit à la forme défective, lemoada est écrit à la forme pleine.
  1. Dans le second passage – Vehaya ki yeviakha –, le mot yeviakha est écrit sans youd après le vav, velaavotékha est écrit sans vav, ‘hamor est écrit à la forme défective, bekhor est écrit à la forme pleine, be’hozek est écrit à la forme défective, hotsianou est écrit à la forme pleine, vayaharog est écrit à la forme défective, bekhor est écrit à la forme pleine, mibekhor est écrit à la forme défective, vead bekhor est écrit à la forme pleine, zovéa’h est écrit sans vav, vekhol bekhor est écrit à la forme pleine, léot est écrit à la forme pleine, yadekha est écrit avec un , ouletotafote est écrit sans le dernier vav, énékha est écrit à la forme pleine, be’hozek est écrit à la forme défective, hotsianou est écrit à la forme pleine.
  1. Dans le troisième passage – Chema –, le ayin de Chema est grand, le dalet de é’had est grand. Meodékha est écrit à la forme défective, levanékha est écrit à la forme pleine, bevétekha est écrit sans le second youd, ouvekoumékha est écrit à la forme pleine, leot est écrit à la forme pleine, yadékha est écrit à la forme défective, letotafot est écrit sans les deux vav, énékha est écrit à la forme pleine, mezouzot est écrit sans le premier vav, bétékha est écrit sans le second youd, ouvicharékha est écrit à la forme pleine.
  1. Dans le quatrième passage – Vehaya im chamoa –, le mot chamoa est écrit à la forme défective, mitsvotay est écrit avec un seul vav, yoré est écrit à la forme pleine, oumalkoch est écrit à la forme pleine, vetirochékha est écrit sans vav, vehichta’havitem est écrit à la forme pleine, yevoula est écrit à la forme pleine, hatova est écrit à la forme défective,notène est écrit à la forme défective, otam est écrit à la forme défective, leot est écrit à la forme pleine, letotafot est écrit sans le second vav, énékhem est écrit à la forme pleine, otam est écrit à la forme défective, bevétékha est écrit sans le second youd, ouvekoumekha est écrit à la forme pleine, mezouzot est écrit à la forme pleine, bétékha est écrit sans le second youd, ouvicharékha est écrit à la forme pleine, laavotékhem est écrit sans vav.
  1. Il faut prêter attention aux « couronnes » (taguine) des lettres, qui sont comme de tout petits zaïne droits qui surmontent chaque lettre possédant de telles couronnes dans un rouleau de la Thora. Voici les lettres surmontées de couronnes dans ces quatre passages:
  1. Dans le premier passage, il y a une seule lettre qui porte des couronnes, c’est le mem sofit de miyamim sur laquelle se trouvent trois zaïne. Dans le second passage, cinq lettres portent des couronnes ; ce sont des , et sur chacun de ces se trouvent quatre zaïne. Ce sont: le de ounetana, le premier et le dernier de hikchah, le de vayaharog et le de yadékha.  Dans le troisième passage, il y a cinq lettres qui portent des couronnes, ce sont: le kof de ouvekoumékha, qui porte trois zaïne, le kouf de oukechartam, qui porte trois zaïne, et les trois lettres : têt têt et de letotafot qui portent chacune quatre zaïne. Dans le quatrième passage, il y a cinq lettres qui portent des couronnes: le de veassafta, qui porte trois zaïne, le tav de veassafta, qui porte un zaïne, et les trois lettres : têt têt et de letotafote qui portent chacune quatre zaïne. Il y a au total dans le texte des tefiline seize lettres qui portent des couronnes. Si l’on n’a pas fait les couronnes, ou si l’on a ajouté ou omis des couronnes, cela n’invalide pas les tefiline.

 

  1. Si l’on achète des tefiline auprès de quelqu’un qui n’est pas un expert établi, elles doivent être vérifiées. Si l’on a acheté auprès de lui cent boîtes de tefiline, il faut en vérifier trois: deux de la tête et une du bras, ou bien deux du bras et une de la tête. Si l’on trouve qu’elles sont valides, l’expertise de la personne qui les a écrites est établie : toutes ses tefiline sont présumées valides et le reste n’a pas besoin d’être examiné. Toutefois, si on les a achetées en différents paquets, tous les paquets doivent être examinés, car on présume qu’ils proviennent de plusieurs scribes différents.

 

11.Qui a écrit de sa propre main des tefiline ou les a achetées à un expert, ou les a achetées à une personne non experte etles a vérifiées, et a placé les parchemins dans leurs boites en cuir n’a plus jamais besoin de les vérifier une autre fois, même plusieurs années après. Tant que leurs boitiers sont intacts, les tefiline sont présumées valides, et on ne craint pas qu’une lettre se soit effacée ou trouée. Hillel l’Ancien disait: «Ces tefiline proviennent du père de ma mère».

Chapitre trois : Les boites et les lanières des tefiline

Le troisième chapitre aborde les lois relatives à la confection des tefiline. Huit conditions impératives doivent être respectées concernant la confection des boîtes en cuir, la disposition des parchemins à l’intérieur de ces boîtes, les coutures pour les fermer et les lanières pour les attacher.

    1. Il y a huit règles concernant la confection des tefiline. Ce sont toutes des lois transmises à Moïse sur le Sinaï. C’est pourquoi, elles sont toutes essentielles: si l’une d’elles n’est pas respectée, les tefiline sont invalides.

                Les voici :

                (1) les tefiline doivent être de section carrée et, de même, leurs coutures doivent être carrées et leurs diagonales doivent être celles d’un carré, de sorte que les quatre côtés soient parfaitement égaux;

                (2) un chine en relief doit être formé sur les faces droite et gauche du cube en cuir des tefiline de la tête ;

                (3) les parchemins doivent être entourés d’un morceau de tissu;

                (4) ils doivent être entourés de poil, sur le morceau de tissu, et placés ainsi dans leurs compartiments;

                (5) les tefiline doivent être cousues au moyen de tendons d’animaux;

                (6) on doit faire, avec le cuir de la boîte des tefiline, un rebord avec un repli permettant de faire passer la lanière, de sorte que celle-ci coulisse librement dans ce repli;

                (7) les lanières doivent être teintes en noir;

                (8) les lanières des tefiline de la tête doivent avoir un nœud spécial, bien connu, ayant la forme d’un dalet.

     

    1. Comment confectionne-t-on les tefiline de la tête? On prend un morceau de bois de forme carrée, dont la longueur, la largeur et la hauteur sont égales. Si toutefois la hauteur est supérieure ou inférieure à la largeur, cela ne porte pas à conséquence: on n’est pointilleux que sur le fait que la longueur soit égale à la largeur. On y fait trois fentes, de sorte qu’il y ait quatre parties formant saillie, comme ceci (voir dessin). On prend une peau, que l’on imbibe d’eau, et on recouvre de cette peau la forme en bois, en introduisant la peau dans chaque fente. Alors qu’elle est mouillée, on la plisse à l’aide de pinces de part et d’autre de manière à former un chine à trois branches situé du côté droit par rapport à celui qui porte les tefiline,et un chine à quatre branches du côté gauche.

     

    1. On laisse alors la peau sur le moule en bois jusqu’à ce qu’elle sèche. Puis, on la retire du moule en bois: elle a alors quatre compartiments vides. On insère les passages écrits sur des parchemins distincts, un dans chaque compartiment. On rabat en dessous une partie de la peau, qui forme ainsi la base des tefiline, et on la coud des quatre cotés. Dans la peau rabattue en dessous, on laisse un espace pour insérer la lanière, comme un repli; cette partie est appelée ma’boret (passage).
    1. Comment confectionne-t-on les tefiline du bras? On prend une pièce en bois parfaitement carrée et dont la hauteur est d’un doigt, ou légèrement plus ou moins. On la recouvre d’une peau humide, et on laisse la peau sur la forme en bois jusqu’à ce qu’elle sèche. Puis, on retire la peau et on insère les quatre passages écrits sur un seul parchemin à la place de la forme en bois. Enfin, on rabat en dessous une partie de la peau, qui forme ainsi la base des tefiline, et on la coud des quatre côtés, en y laissant un repli pour insérer la lanière.
    1. Dans quel ordre les quatre passages de la Thora sont-ils placés dans les tefiline ? Dans les tefiline de la tête, les quatre passages sont écrits sur quatre parchemins distincts, etle parchemin contenant le dernier passage, Vehaya im chamoa, est inséré dans le premier compartiment situé à la droite de celui qui porte les tefiline. Le parchemin contenant le passage Chema est inséré dans le compartiment juste à côté. Le parchemin qui contient le passage Vehaya ki yeviakha est placé dans le troisième compartiment, à côté du second qui contient Chema. Le parchemin qui contient le passage Kadech li est inséré dans le quatrième compartiment, situé à la gauche de celui qui porte les tefiline. De cette manière, une personne faisant face à celui qui porte les tefiline pourrait potentiellement lire ces passages suivant l’ordre dans lesquels ils se trouvent dans la Thora, comme ceci (voir dessin).

                Si cette disposition n’est pas respectée, les tefiline sont invalides.

     

    1. Les quatre passages des tefiline du bras sont écrits sur quatre colonnes d’un seul long parchemin, comme un rouleau de la Thora, en suivant l’ordre dans lequel ils figurent dans la Thora, comme ceci (voir dessin). S’ils ont été écrits sur quatre parchemins distincts introduits dans un seul compartiment, les tefiline sont valables et celui qui les porte est quitte de son devoir: il ne sera pas nécessaire de coller les parchemins.
    1. Lorsqu’on enroule les parchemins avant de les insérer dans leurs compartiments, que ce soit ceux de la tête ou ceux du bras, on les enroule de la fin vers le début, de telle sorte que si on les déroule, on puisse lire chaque passage du début vers la fin.
    1. Lorsqu’on place les parchemins dans leurs compartiments, on les entoure au préalable d’un tissu, autour duquel on attache des poils ; les parchemins sont placés ainsi dans leurs compartiments. Le poil doit être pris d’un animal domestique ou sauvage d’une espèce cachère, fût-il nevéla ou tréfa. La coutume s’est établie d’enrouler autour des parchemins du poil pris de la queue d’un veau.

     

    1. Pour coudre les tefiline, on utilise uniquement des fils faits à partir de tendons pris d’un animal domestique ou sauvage d’une espèce cachère, fût-il nevéla ou tréfa. On prend les tendons situés au niveau du métatarse de l’animal domestique ou sauvage cachère, qui sont des tendons blancs. S’ils sont durs, on les ramollit en frappant dessus avec des pierres ou ce qui est semblable, jusqu’à ce qu’ils deviennent comme des fibres de lin, puis ils sont filés et les fils obtenus sont assemblés en étant tordus ensemble, de manière à former un fil plus épais. C’est avec de tels fils que l’on coud les tefiline et les parchemins d’un rouleau de la Thora.
    1. Les tefiline doivent être cousues de manière que les points de couture forment un carré. C’est une règle largement acceptée de faire trois points de couture de chaque côté, de sorte qu’il y ait au total douze points, tant pour les tefiline du bras que pour celles de la tête. Et si l’on a fait dix ou quatorze points, c’est valable. Pour chaque point, le fil doit passer à travers les tefiline dans les deux sens.
    1. Il faut que la fente entre chacun des quatre compartiments des tefiline de la tête atteigne l’endroit de la couture, c’est-à-dire la base des tefiline. Toutefois, même si la fente n’atteint pas l’endroit de la couture, dès lors qu’elle est visible de sorte qu’on distingue clairement quatre saillies, les tefiline sont valides. En revanche, si la fente n’est pas visible, les tefiline sont invalides.  Il faut faire passer à l’intérieur de chaque fente, sur la peau, c’est-à-dire sur la paroi extérieure entre les compartiments, un fil ou un cordon pour faire séparation entre chaque compartiment. L’usage répandu est de faire passer l’un des tendons de la couture des boîtes dans chacune des trois fentes.

     

    1. Comment confectionne-t-on les lanières? On prend une lanière en peau dont la largeur est équivalente à la longueur d’un grain d’orge. Et si elle est plus large que cela, c’est valable.  La lanière pour les tefiline de la tête doit être suffisamment longue pour entourer la tête, attacher le nœud, et étendre les deux lanières de part et d’autre jusqu’au nombril ou légèrement au-dessus. La lanière pour les tefiline du bras doit être suffisamment longue pour entourer le bras, attacher le nœud, et étendre la lanière jusqu’au majeur pour faire trois tours sur celui-ci et attacher la lanière. Si les lanières sont plus longues que les mesures indiquées, elles sont valables.

     

    1. On insère la lanière des tefiline de la tête dans son « passage »; on fait un cercle correspondant à la mesure du tour de tête et on fait un nœud carré ressemblant à la lettre dalet. Ce nœud, tout érudit doit apprendre à le faire. Il est impossible de le décrire par écrit ; il faut une démonstration visuelle. De même, pour les tefiline du bras, on fait un nœud ressemblant à la lettre youd. La lanière du bras doit coulisser dans le nœud, de telle sorte que l’on puisse élargir ou rétrécir le tour de lanière quand on désire l’attacher sur le bras.

     

    1. La face extérieure des lanières des tefiline, tant celle de la tête que celle du bras, doit être noire: c’est une loi transmise à Moïse sur le Sinaï. En revanche, concernant le dos des lanières, étant donné que ce n’est que la face intérieure, même si celle-ci est verte ou blanche, c’est valable. Elle ne doit cependant pas être rouge, de crainte que la lanière ne se retourne, ce qui serait humiliant pour l’homme qui les porte. Le dos des lanières sera toujours de la même couleur que la boîte: si la boîte est verte, le dos des lanières sera vert, et si la boîte est blanche, le dos des lanières sera blanc. Il est beau que les tefiline soient entièrement noires, la boîte ainsi que toute la lanière, y compris sa face intérieure.

     

    1. Le cuir qui forme la boîte des tefiline et ses lanières doit être fait à partir de la peau d’un animal domestique, animal sauvage ou oiseau appartenant à une espèce cachère ; elle peut être prise de ces animaux même lorsqu’ils sont nevéla ou tréfa. Mais si on a utilisé la peau d’un animal d’une espèce non cachère ou si on a recouvert les tefiline d’or, elles sont invalides. Le cuir dont on fait la lanière doit avoir été tanné dans l’intention expresse de servir à la mitsva. En revanche, le cuir qui forme la boîte des tefiline n’a pas du tout besoin d’être tanné; même si l’on a utilisé une peau brute, n’ayant subi aucun traitement, les tefiline sont valables. Dans de nombreux endroits, il est d’usage de faire les boîtes des tefiline avec une peau brute.

     

    1. Seul un juif peut confectionner des tefiline. En effet, la confection des tefiline est considérée comme l’écriture des parchemins, en raison du chine que l’on forme en relief dans la peau de la boîte des tefiline de la tête, comme nous l’avons expliqué. C’est pourquoi, si la boîte a été confectionnée ou cousue par un gentil, les tefiline sont invalides. Et il en va de même concernant toute personne disqualifiée pour l’écriture des tefiline : elle ne devra pas non plus les confectionner.
    1. On ne peut pas transformer des tefiline de la tête en tefiline du bras, mais on peut transformer des tefiline du bras en tefiline de la tête. Car on ne doit pas diminuer la sainteté d’un objet, en passant d’une sainteté supérieure à une sainteté inférieure. De même, la lanière des tefiline de la tête ne pourra pas être utilisée pour les tefiline du bras.  Dans quel cas cela s’applique-t-il? Lorsque les tefiline ont déjà été portées. En revanche, des tefiline de la tête qui n’ont jamais été portées peuvent être transformées en tefiline du bras si on le souhaite. Comment procède-t-on pour transformer des tefiline de la tête, composées de quatre compartiments distincts, en tefiline du bras? On recouvre la boîte des tefiline d’une peau, de manière qu’elle apparaisse comme une seule boîte au lieu des quatre compartiments visibles, et on l’attache sur le bras.

     

    1. Des tefiline dont les coutures ont rompu sont invalides si deux points de couture l’un à côté de l’autre ou trois points – même s’ils ne sont pas à côté – ont rompu Dans quel cas cela s’applique-t-il? Pour des tefiline anciennes. En revanche, les tefiline neuves restent valides tant que leur base est intacte. Sont considérées comme neuves celles qui sont suffisamment solides pour ne pas se déchirer quand on les suspend en tenant une partie de la peau dont la couture a rompu. Si la peau n’est pas suffisamment solide pour que l’on suspende ainsi les tefiline, mais se déchire, les tefiline sont considérées comme anciennes.

     

    1. Une lanière qui a rompu ne doit ni être attachée, ni être cousue : elle doit être retirée, enfouie et remplacée par une autre. Les restes d’une lanière rompue sont invalides, à moins que sa longueur et sa largeur soient égales ou supérieures à la mesure prescrite. Il faut toujours prêter attention à ce que la face de la lanière, c’est-à-dire la face supérieure noire soit positionnée sur le dessus quand on attache les lanières sur le bras et sur la tête et qu’elles ne se retournent pas.

Chapitre quatre : Mise des tefiline

Après avoir détaillé les lois concernant la fabrication des tefiline, le Rambam traite des lois relatives à la mise des tefiline. À quel endroit du bras et de la tête les tefiline doivent-elle être placées ? Quelles sont les bénédictions à réciter ? Quels sont les horaires de mise des tefiline ? Et enfin, à qui précisément ce commandement incombe-t-il ?

  1. Comment met-on les tefiline? Les tefiline de la tête doivent être placées sur la partie supérieure du crâne (kodkod), de sorte qu’elles ne descendent pas en dessous du niveau de l’extrémité de la racine des cheveux du côté du visage, et que la partie supérieure des tefiline ne soit pas plus haute que l’endroit où le cerveau d’un enfant est mou. Il faut positionner les tefiline au centre de la largeur du crâne, de sorte qu’elles soient situées dans l’axe entre les yeux. Le nœud en forme de dalet doit être en haut de la nuque, qui est la terminaison du crâne.
  1. Les tefiline du bras doivent être attachées sur le bras gauche, au niveau du biceps, c’est-à-dire la chair proéminente sur le bras entre l’épaule et le coude. Ainsi, lorsque l’on joint le bras aux côtes, c’est-à-dire le long du corps, les tefiline du bras se trouve face au cœur, pour accomplir les termes du verset : «ces paroles seront… sur ton cœur».
  1. Celui qui met les tefiline du bras sur sa paume ou les tefiline de la tête sur son front, en suivant le sens littéral des termes du verset : « sur ta main » et « entre tes yeux », n’est pas quitte de son devoir : c’est là une pratique hérétique des Saducéens. Qui fait ses tefiline rondes comme des noix n’accomplit avec celles-ci aucune mitsva Un gaucher met les tefiline sur le bras droit, qui est pour lui comme le bras «gauche», c’est-à-dire son bras « faible ». S’il est ambidextre, il met les tefiline sur le bras gauche, qui est le même que le bras gauche pour tout le monde.  C’est par la tradition orale que nous savons l’endroit exact où les tefiline doivent être attachées sur le bras et placées sur la tête.
  1. L’absence des tefiline de la tête n’empêche pas de mettre celles du bras et l’absence de celles du bras n’empêche pas non plus de porter celles de la tête, car ce sont deux commandements distincts l’un de l’autre.  Quelles bénédictions récite-t-on ? Pour les tefiline de la tête, on récite la bénédiction: « Béni sois-tu… Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a prescrit le commandement des tefiline», et pour les tefiline du bras, on récite la bénédiction : « Béni sois-tu… Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de mettre les tefiline».
  1. Dans quel cas cela s’applique-t-il? Lorsqu’on met seulement l’une des deux tefiline. Mais lorsqu’on met les deux, on récite une seule bénédiction, qui est: «Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de mettre les tefiline». On attache alors les tefiline du bras, puis on met celles de la tête. Et lorsque l’on ôte les tefiline, on ôte d’abord celles de la tête, puis celles du bras.
  1. Celui qui a récité la bénédiction «de mettre les tefiline» et a attaché les tefiline du bras n’a pas le droit de parler, même pour répondre au salut de son maître, avant d’avoir mis les tefiline de la tête. S’il a parlé, c’est une faute, et il devra alors réciter la seconde bénédiction : « Béni… Qui nous a prescrit le commandement des tefiline» avant de mettre les tefiline de la tête.
  1. On récite la bénédiction sur les tefiline à chaque fois qu’on les met, même si l’on ôte et que l’on remet les tefiline plusieurs fois dans la journée. Concernant tous les commandements, la loi dispose que la bénédiction doit être récitée juste avant l’accomplissement. C’est pourquoi, il faut réciter la bénédiction sur les tefiline du bras après les avoir placées sur le biceps, avant de les attacher, car c’est le fait de les attacher qui constitue l’accomplissement du commandement.
  1. Lorsqu’on ôte ses tefiline pour les ranger dans un étui, on ne placera pas celles du bras en dessous et celles de la tête au-dessus. Car si elles sont ainsi disposées, lorsqu’on désirera les mettre, on trouvera forcément en premier les tefiline de la tête et on sera alors contraint de les ignorer pour prendre celles du bras, car celles de la tête ne doivent pas être mises avant celles du bras. Or, il est défendu de délaisser une mitsva pour en accomplir une autre; au contraire, on doit s’occuper de la première mitsva qui se présente à soi. C’est pourquoi il faut placer dans l’étui les tefiline du bras au-dessus, afin de toucher celles-ci en premier et de mettre les tefiline dans l’ordre indiqué.
  1. Un étui désigné pour y mettre les tefiline et dans lequel elles ont été effectivement rangées, devient sacré, et il est interdit d’en faire un usage profane. Si l’étui a été destiné à cet effet, mais que les tefiline n’y ont pas encore été rangées, ou si les tefiline y ont été rangées de façon temporaire, sans que l’étui ait été destiné à cet usage, il ne devient pas sacré et reste profane, comme auparavant.  Il est interdit de suspendre les tefiline à un crochet, que ce soit par la lanière ou par les boîtes des tefiline elles-mêmes. Mais on peut suspendre l’étui dans lequel les tefiline sont rangées.
  1. On met les tefiline le jour et non la nuit, comme il est dit: «Tu observeras ce décret en son temps, de jour en jour»; le décret en question est le commandement des tefiline. De même, le chabbat et les jours de fête ne sont pas des moments où l’on porte les tefiline. En effet il est dit au sujet des tefiline: «elles seront en signe»; or, le chabbat et les jours de fête sont eux-mêmes un signe entre D.ieu et le peuple juif, par conséquent, ils ne requièrent pas d’autre signe. À partir de quelle heure peut-on mettre les tefiline le matin? Dès que les premières lueurs du jour permettent de voir et reconnaître quelqu’un avec qui on est un peu familier à une distance de quatre coudées. Le délai s’étend jusqu’au coucher du soleil.
  1. Une personne qui a mis les tefiline avant le coucher du soleil a le droit de continuer à les porter à la nuit tombée, et ce, même durant toute la nuit. Néanmoins, on ne donne pas une telle directive en public. Au contraire, on enseigne à tout le monde de ne pas porter les tefiline la nuit et de les ôter dès le coucher du soleil. Quiconque met a priori les tefiline après le coucher du soleil transgresse un interdit, comme il est dit: «Tu observeras ce décret… de jour en jour».
  1. Si un homme se trouve sur la route, avec les tefiline sur la tête, alors que le soleil se couche (et le chabbat commence), il posera la main sur les tefiline, pour que personne ne les voie, jusqu’à ce qu’il arrive chez lui et les ôtera alors. Si le chabbat commence alors que l’on est assis à la maison d’étude avec les tefiline sur la tête, on posera la main sur celles-ci jusqu’à ce que l’on arrive chez soi et on les ôtera alors. Et s’il y a une maison proche du mur de la ville où elles peuvent être laissées en sécurité, on les y déposera. Si on n’a pas ôté les tefiline au moment du coucher du soleil, faute d’endroit où les garder et qu’on les laisse sur soi en vue de les garder, c’est permis.
  1. Quiconque est dispensé de la lecture du Chema est aussi dispensé des tefiline. Un mineur qui sait veiller à ses tefiline en état de propreté, c’est-à-dire porter les tefiline sans émettre de flatulence, sans s’endormir et sans entrer aux toilettes, son père lui achète des tefiline pour lui inculquer la pratique des commandements. Celui qui souffre d’un trouble intestinal ou qui ne peut se retenir qu’avec peine, est dispensé du commandement des tefiline. En revanche, toutes les personnes sujettes à une impureté rituelle ont l’obligation de porter les tefiline comme les personnes rituellement pures. Quelqu’un qui souffre ou qui n’a pas l’esprit calme et posé est dispensé des tefiline, car une personne qui porte les tefiline n’a pas le droit d’en détourner son attention. Les cohanim au moment du service dans le Temple, les lévites lorsqu’ils récitent le cantique sur l’estrade et les israélites lorsqu’ils se tiennent dans le Temple comme émissaires du peuple juif pour assister au sacrifice quotidien sont dispensés de prier et de mettre les tefiline.
  1. Lorsqu’on porte les tefiline sur soi, on a le devoir de les palper constamment, afin de ne pas en détourner son attention, ne serait-ce qu’un seul instant. En effet, leur sainteté est supérieure à celle de la plaque frontale portée par le grand-prêtre dans le Temple, puisque la plaque frontale ne comportait qu’une seule mention du Nom de D.ieu, alors que les tefiline de la tête et celles du bras comprennent chacune vingt et une mentions du Nom divin Youd-Vav-Ké.
  1. Les tefiline exigent un corps propre : quand on les porte, on veillera à ne pas laisser échapper des flatuosités. C’est pourquoi, ni un long sommeil, ni un petit somme ne sont autorisés en portant les tefiline. Toutefois, si l’on a placé un tissu sur celles-ci et que par ailleurs, l’on ne se trouve pas en compagnie de son épouse, on pourra faire un petit somme en les portant. Comment fait-on pour ne pas être pris d’un profond sommeil? On met la tête entre les genoux et on dort en position assise.
  1. Si l’on ne porte pas les tefiline sur la tête et sur le bras, mais qu’on les tient simplement enroulées autour de sa main, on a le droit de dormir ainsi, même pour un long sommeil. Seule une légère collation est autorisée lorsqu’on porte sur soi les tefiline. En revanche, qui s’attable pour prendre un repas ôtera au préalable ses tefiline et les posera sur la table, jusqu’aux ablutions des mains à la fin du repas. Il les mettra alors de nouveau et récitera les Actions de Grâce, revêtu des tefiline.
  1. Celui qui est revêtu des tefiline et ressent le besoin d’aller aux toilettes ne doit pas poser les tefiline dans les trous de la clôture qui donnent sur le domaine public puis entrer, de peur qu’elles ne soient prises par des passants. Comment procède-t-il? Même s’il doit simplement uriner, il ôte les tefiline à une distance de quatre coudées du lieu d’aisances ; il les enroule dans son vêtement à la manière d’un rouleau de la Thora et les tient de la main droite contre son cœur, tout en prenant garde à ce que la lanière ne dépasse pas d’un téfa’h sous sa main. Il entre ainsi dans le lieu d’aisances et y fait ses besoins. Lorsqu’il sort, il s’éloigne de quatre coudées du lieu d’aisances et remet ses tefiline.
  1. Dans quel cas dit-on qu’il peut entrer dans le lieu d’aisances en tenant les tefiline à la main, recouvertes de son vêtement? Lorsqu’il s’agit d’un lieu d’aisances permanent où l’on fait ses besoins assis, de sorte qu’il n’y aura pas d’éclaboussures sur ses pieds. Mais dans un lieu d’aisances improvisé où l’on urine debout, on ne doit pas entrer avec les tefiline, même enroulées dans son vêtement, de crainte que l’on n’en vienne à essuyer les éclaboussures avec la main qui tient les tefiline; on devra donc enlever au préalable les tefiline et les donner à garder à quelqu’un d’autre. Ce n’est qu’en urinant assis que l’on peut évacuer complètement l’urine sans crainte d’éclaboussure, même dans un lieu d’aisances permanent. Sur une terre meuble qui absorbe le liquide et ne fait pas d’éclaboussures, on peut évacuer l’urine complètement même en urinant debout. En l’absence de terre meuble, sur un sol dur, on se tiendra sur un endroit en pente pour uriner, afin de ne pas être éclaboussé.
  1. Celui qui est revêtu des tefiline et ressent le besoin d’aller aux toilettes à l’approche du soir, de sorte qu’il ne reste pas suffisamment de temps pour les remettre ensuite, ne pourra pas entrer avec les tefiline enroulées dans son vêtement, même pour uriner dans un lieu d’aisances permanent. Comment procèdera-t-il? Il ôtera les tefiline et les placera dans leur étui si celui-ci présente un espace intérieur d’un téfa’h, ou même dans un étui plus petit si ce dernier ne leur est pas destiné. Et il entrera dans le lieu d’aisances en tenant à la main l’étui contenant les tefiline. De même, si l’on doit faire ses besoins durant la nuit, on placera les tefiline dans un étui que l’on garde dans la main en entrant.
  1. Quelqu’un qui est entré par oubli dans un lieu d’aisances pour faire ses besoins en portant les tefiline posera la main sur celles-ci jusqu’à la fin du premier jet de selles ou d’urine. Puis, il sortira et ôtera les tefiline, après quoi il retournera faire ses besoins. En effet, s’interrompre au milieu du premier jet de selles ou d’urine peut provoquer de dangereuses maladies.
  1. Quelqu’un qui a eu par oubli des relations conjugales en portant les tefiline n’attrapera ni la lanière, ni le cube des tefiline avant de s’être lavé les mains, et c’est seulement alors qu’il les ôtera. En effet, les mains sont affairées et ont pu se souiller.
  1. Dans un établissement de bains, on a le droit de revêtir les tefiline là où tout le monde est habillé, à savoir dans la pièce extérieure. Dans la pièce intermédiaire, où certains sont nus et d’autres habillés, on n’est pas tenu d’ôter les tefiline si l’on en est déjà vêtu, mais on ne les revêt pas à cet endroit. Dans la pièce intérieure, où les gens se tiennent nus, il faut ôter les tefiline que l’on porte, et inutile de dire que l’on n’y est pas autorisé à les revêtir.
  1. On ne marchera pas dans un cimetière en portant les tefiline sur la tête. Même dans les quatre coudées autour d’un mort qui n’est pas encore inhumé ou d’une tombe hors d’un cimetière, il faut ôter les tefiline, à moins de s’éloigner de quatre coudées. On ne mettra pas les tefiline avant d’avoir couvert sa nudité et revêtu ses vêtements.  Qui porte une charge sur la tête doit ôter les tefiline de la tête jusqu’à ce qu’il se débarrasse de sa charge. Il est interdit de poser ne serait-ce qu’une « charge » légère comme un mouchoir sur la tête quand on porte les tefiline. Maison peut porter un turban sur les tefiline car il s’agit d’un vêtement porté sur la tête et non d’une « charge ».
  1. Il est interdit d’avoir des relations conjugales dans une pièce où se trouvent des tefiline ou un rouleau de la Thora, tant qu’ils n’ont pas été sortis de la pièce ou rangés dans un contenant lui-même placé dans un autre contenant qui ne leur est pas spécialement destiné. Mais si le second contenant est lui aussi spécifique aux tefiline ou au rouleau de la Thora, il n’ajoute rien au premier, et même dix contenants l’un à l’intérieur de l’autre sont considérés comme un seul. Si on les a placés dans deux contenants l’un à l’intérieur de l’autre, il est permis de les poser à la tête du lit, entre l’oreiller du dessus et l’oreiller du dessous – mais pas directement sous sa tête – afin de les préserver des voleurs ou des souris. Et cela, même si sa femme partage le même lit.
  1. Grande est la sainteté des tefiline, car tout le temps que les tefiline sont sur la tête et sur le bras d’un homme, il est humble et empreint de crainte du Ciel. Il ne se laisse pas aller à la raillerie et aux conversations futiles, et n’entretient pas de mauvaises pensées. Au contraire, il oriente son cœur vers les paroles de vérité et de justice. C’est pourquoi, un homme doit s’efforcer de les porter sur lui toute la journée, car telle est la mitsva. On dit de Rav, le disciple de Rabénou Hakadoch, que, toute sa vie durant, on ne le vit jamais parcourir quatre coudées sans réciter des paroles de Thora ou sans porter les tsitsit et les tefiline.
  1. Bien que la mitsva des tefiline consiste à les porter toute la journée, c’est d’autant plus important à l’heure de la prière. Les Sages ont dit: «Quiconque lit le Chema sans tefiline est considéré comme s’il portait un faux témoignage contre lui-même». Quiconque ne met pas les tefiline transgresse huit commandements positifs, car dans chacun des quatre passages insérés dans les tefiline, D.ieu prescrit de porter les tefiline de la tête et les tefiline du bras. Quiconque a l’habitude de porter les tefiline prolonge ses jours, comme il est dit: «D.ieu est sur eux ils vivront».

Chapitre cinq : La mezouza

Deuxième section du présent thème, les lois relatives à la mezouza font l’objet des deux chapitres qui suivent, les chapitres cinq et six. Le chapitre cinq traite des lois concernant l’objet même de la mezouza, c’est-à-dire l’écriture du parchemin et la fixation de la mezouza sur le montant de la porte. Les lois relatives à la confection du parchemin ont quant à elles déjà été abordées au premier chapitre.

  1. Comment écrit-on unemezouza? On écrit les deux passages, qui sont Chema et Vehaya im chamoa, en une seule colonne sur une seule feuille de parchemin, en laissant en bas et en haut une marge correspondant environ à la moitié de la largeur d’un ongle. Si on l’a écrite sur deux ou trois colonnes l’une à côté de l’autre, sur une seule feuille de parchemin, elle est valable, pourvu qu’on ne l’écrive ni en forme de queue avec des lignes qui se rétrécissent du haut vers le bas, ni en forme de rond, ni en forme de tente avec des lignes qui s’élargissent du haut vers le bas. Si elle a été écrite sous l’une de ces formes, elle est invalide. Si elle n’a pas été écrite dans l’ordre, comme par exemple si le scribe a écrit le passage Vehaya im chamoa avant le passage Chema, la mezouza est invalide.  Si une mezouza a été écrite sur deux feuilles de parchemin, bien qu’elles aient été cousues ensemble, la mezouza est invalide. Un rouleau de la Thora devenu usé ou des tefiline devenues usées ne peuvent pas servir à faire une mezouza. On ne peut pas non plus écrire une mezouza sur les marges d’un rouleau de la Thora, car on ne rabaisse pas un objet de mitsva d’un degré supérieur de sainteté à un degré inférieur.

 

  1. Il faut a priori marquer la séparation entre les passages Chema et Vehaya im chamoa par un espace «fermé», c’est-à-dire en commençant ce dernier passage au milieu d’une ligne, précédé d’un espace vide dans cette même ligne. Néanmoins, si l’on a marqué la séparation par un espace «ouvert», c’est-à-dire en commençant le second passage au début d’une ligne, précédé d’un espace vide dans la ligne précédente, c’est valable, puisque ces deux passages ne sont pas juxtaposés dans la Thora.  Il faut prêter attention à ajouter les couronnes qui surmontent certaines lettres. Voici les couronnes que l’on fait dans une mezouza :

 

  1. Dans le premier passage, il y a sept lettres surmontées chacune de trois couronnes en forme de zaïne. Ce sont: le chine et le aïne de Chema, le noun de nafchekha, les deux zaïne de mezouzot et les deux têt de totafot. Dans le second passage, il y a six lettres surmontées chacune de trois couronnes en forme de zaïne. Ce sont : le guimel de deganekha, les deux zaïne de mezouzot, les deux têt de totafot et le tsadé de haarets Si l’on n’a pas fait les couronnes ou si l’on a ajouté ou omis des couronnes, cela n’invalide pas la mezouza. En revanche, si l’on a écrit la mezouza sur un parchemin non ligné ou sans respecter l’orthographe des mots à la forme pleine ou défective, ou si l’on a ajouté ne serait-ce qu’une seule lettre à l’intérieur de la mezouza, la mezouza est invalide.

 

  1. C’est une coutume acceptée d’écrire au dos de la mezouza, face à l’espace vide entre les deux passages, le Nom divin Cha-daï. Et cela ne nuit pas à la validité de la mezouza, puisque cet ajout est fait sur la face extérieure et non intérieure de la mezouza  En revanche, ceux qui inscrivent à l’intérieur de la mezouza des noms d’anges, des Noms saints de D.ieu, un verset, ou des signes, font partie de ceux qui n’ont pas de part au monde futur. En effet, ces sots ne se contentent pas d’invalider la mitsva, ils transforment de surcroît une grande mitsva qui est l’expression de l’unité du Nom du Saint Béni soit-Il, de l’amour et du service qui Lui sont dus, en un simple talisman servant de porte-bonheur. Ainsi s’imaginent-ils dans leur cœur stupide que cette chose a un pouvoir bénéfique au regard des vanités du monde.

 

  1. Il convient d’écrire les deux derniers mots de la mezouza, qui sont al haarets, tout seuls sur la dernière ligne, soit au début, soit au milieu de celle-ci. Tous les scribes ont pris l’usage d’écrire la mezouza sur vingt-deux lignes, et les mots al haarets au début de la dernière ligne. Et voici les lettres par lesquelles débutent chacune des lignes, dans l’ordre : Chema, Hachem, hadevarim, levanékha, ouvechokhbekha, bein, vehaya, metsavé, bekhol, yoré, essev, pen, vehichta’havitem, hachamaïm, vaavadtem, vessamtem, otam, otam, vadérekh, ouvicharekha, acher, al haarets.

 

  1. Lorsque l’on plie une mezouza, on l’enroule de la fin de la ligne à son début, c’est-à-dire de la gauche vers la droite, de sorte que lorsqu’on la déroule pour lire, on lise du début de la ligne vers la fin. Après l’avoir enroulée, on l’insère dans un tube de roseau, de bois ou de tout autre matériau, puis on la fixe au montant de la porte avec un clou, ou bien on ménage une cavité dans le montant de la porte, où l’on insère la mezouza.
  1. Avant de la fixer au montant de la porte, on récite la bénédiction: «Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi de l’univers, Qui nous a sanctifiés par Ses commandements, et nous a ordonné de fixer la mezouza». Aucune bénédiction n’est prononcée lors de l’écriture de la mezouza, car c’est en la fixant qu’on accomplit la mitsva.
  1. Si l’on a suspendu la mezouza au niveau du montant en l’insérant dans un bâton, elle n’est pas valable, car non fixée. L’aurait-on placée sur le mur derrière la porte et non sur le montant, c’est comme si l’on n’avait rien fait. Si l’on a creusé le montant de l’entrée et introduit la mezouza comme une bâcle, c’est-à-dire allongée horizontalement, à l’instar de la traverse insérée dans les anneaux des planches du tabernacle, elle n’est pas valable. Si on l’a placée verticalement dans un creux du montant, mais à une profondeur d’un téfa’h, elle n’est pas valable. Si l’on a coupé un roseau, que l’on y a introduit une mezouza, puis que l’on a assemblé ce roseau à d’autres, en faisant du tout un montant de porte, cela est invalide, car la fixation de la mezouza a précédé la fabrication du montant de porte.

 

  1. La mezouza d’un particulier doit être vérifiée deux fois en sept ans, et celle d’une collectivité deux fois en cinquante ans. Une vérification s’impose de crainte qu’une lettre ne se soit rompue ou effacée. En effet, étant donné que la mezouza est fixée à un mur, il est possible qu’elle moisisse du fait de l’humidité.
  1. Tout le monde est astreint au commandement de la mezouza, même les femmes et les esclaves cananéens. On éduque les mineurs à faire une mezouza aux portes de leurs maisons. Celui qui loue une maison en dehors de la terre d’Israël ou qui demeure dans une auberge en terre d’Israël est dispensé de fixer à sa porte une mezouza durant trente jours. En revanche, celui qui loue une maison en terre d’Israël est tenu d’y fixer une mezouza immédiatement.

 

  1. Quand on loue une habitation à autrui, c’est au locataire qu’il incombe d’apporter la mezouza et de la fixer, même s’il doit payer pour cela, car le précepte de la mezouza est une obligation qui incombe à l’occupant et non une obligation qui se rattache à la structure. Lorsque le locataire libère les lieux, il ne doit pas, à son départ, retirer la mezouza. Mais si le propriétaire est un non juif, le locataire juif enlèvera la mezouza en partant.

Chapitre six : Les maisons/pièces astreintes à une mezouza

Le chapitre six étudie les conditions auxquelles doit satisfaire une pièce d’habitation pour être astreinte à l’apposition d’une mezouza.

  1. Une maison ou une pièce doit satisfaire dix conditions pour que celui qui y habite ait l’obligation d’y mettre une mezouza. Si une seule de ces conditions n’est pas satisfaite, il est dispensé d’y mettre une mezouzaCe sont: (1) que ses dimensions soient de quatre coudées sur quatre ou plus, (2) qu’elle ait deux montants, (3) qu’elle ait un linteau, (4) qu’elle ait un toit, (5) qu’elle ait des portes, (6) que la hauteur de l’entrée soit supérieure ou égale à dix téfa’him, (7) que la maison soit «profane», (8) qu’elle soit faite pour l’habitation humaine, (9) qu’elle serve à une utilisation honorable, (10) qu’elle soit faite pour servir d’habitation permanente.

 

  1. Application de la condition (1) : une pièce qui n’a pas quatre coudées sur quatre coudées est dispensée de mezouza. Si elle a quatre coudées sur quatre, bien qu’elle soit ronde ou pentagonale, et inutile de dire rectangulaire, c’est-à-dire que sa longueur est supérieure à sa largeur, elle requiert une mezouza.
  1. Application de la condition (2) : un porche (exèdre), qui est un endroit entouré de trois murs et recouvert d’un toit, est dispensé de mezouza, bien qu’il y ait deux poteaux sur le quatrième côté, car les poteaux sont faits pour soutenir le toit et non pour servir de montants de porte. De même, une structure faite d’un toit sans murs, le toit reposant sur des piliers de part et d’autre, est dispensée de mezouza, même si elle a l’apparence d’une maison, en raison de l’absence de montants, les piliers étant faits pour soutenir le toit et non pour servir de montants de porte.

 

  1. Application des conditions (3) et (6) : dans le cas d’une maison qui a deux montants de porte, mais pas de traverse horizontale servant de linteau, les montants étant surmontés d’une voûte ayant la forme d’un arc à la place du linteau, si les montants ont une hauteur supérieure ou égale à dix téfa’him, la maison requiert une mezouza. Et si les montants n’ont pas une hauteur de dix téfa’him, elle est dispensée de mezouza, car on considère alors qu’elle n’a pas de linteau.
  1. Application de la condition (4) : une maison qui n’est pas recouverte d’un toit est dispensée de mezouza. Dans le cas où une partie de la maison est recouverte d’un toit et l’autre non, il me semble que si le toit est au niveau de l’entrée, elle requiert une mezouza. Application de la condition (5) : on fixe la mezouza seulement après avoir érigé les portes.

 

  1. Application de la condition (7) : le Mont du Temple, les loges et les cours du Temple, les synagogues et les maisons d’étude qui ne comportent pas d’habitation, sont dispensés de mezouza, parce que ce sont des lieux saints. Une synagogue de village, où les hôtes sont logés, nécessite une mezouza. De même, une synagogue en ville nécessite une mezouza si elle inclut une habitation pour le bedeau par exemple. Aucune des portes dans le Temple n’avait de mezouza, à l’exception de la porte de Nikanor et la/les porte(s) plus intérieures que celle-là, ainsi que celle de la loge des Parhédrine, car cette loge servait de logis pour le grand prêtre durant les sept jours où il était séparé de sa maison pour la préparation à Kippour.

 

  1. Application de la condition (8) : une réserve pour la paille, une étable, un entrepôt de bois et autres types d’entrepôts sont dispensés de mezouza, ainsi qu’il est dit: «ta maison», c’est-à-dire une maison qui est réservée à ton utilisation, ce qui exclut celles-ci et celles qui sont semblables. C’est pourquoi, une étable où les femmes restent pour se parer requiert une mezouza, car elle sert aussi à l’habitation humaine. Une loge d’entrée, un porche, une galerie, un jardin potager et un parc à bétail sont dispensés de mezouza, parce qu’ils ne sont pas destinés à l’habitation. Mais si une maison qui nécessite une mezouza s’ouvre sur l’une de ces structures, elles nécessitent elles aussi une mezouza.

 

  1. C’est pourquoi, les portes des cours ainsi que les portes des allées (mavoï), les portes des provinces et les portes des villes nécessitent toutes une mezouza, car des maisons qui nécessitent une mezouza s’ouvrent sur celles-ci.  Même dans le cas de dix maisons qui s’ouvrent l’une sur l’autre, dès lors que la plus intérieure nécessite une mezouza, toutes nécessitent une mezouza. C’est pourquoi, les Sages ont dit: «une porte qui s’ouvre d’un jardin sur la cour où se trouve une habitation nécessite une mezouza».

 

  1. Application de la condition (9) : des lieux d’aisances, des bains, un mikvé, une tannerie et autres lieux semblables sont dispensés de mezouza, car ils ne constituent pas une habitation honorable. Application de la condition (10) : une soucca durant la fête de Souccot et une maison sur un bateau sont dispensées de mezouza, car elles ne sont pas faites pour servir d’habitation permanente. Concernant les deux cabanes d’un potier l’une à l’intérieur de l’autre, la cabane extérieure est dispensée de mezouza, car elle n’est pas permanente. Les boutiques sur les places des marchés sont dispensées de mezouza, car ce ne sont pas des lieux d’habitation permanents.

 

  1. Quand une maison a plusieurs entrées, même si on a l’habitude de n’emprunter que l’une d’entre elles pour sortir et entrer, on est tenu de mettre une mezouza à chaque entrée.  Une petite porte entre le rez-de-chaussée et l’étage supérieur nécessite une mezouza. Lorsqu’il y a plusieurs pièces dans un logement, même une pièce à l’intérieur d’une autre, on doit mettre une mezouza à la porte de la pièce intérieure, à la porte de la pièce extérieure et à la porte de la maison, car toutes ces pièces sont faites pour l’habitation et servent de façon permanente.

 

  1. Celui qui a une porte de sa maison qui donne sur la synagogue ou sur la maison d’étude, s’il a l’habitude d’entrer et de sortir par cette porte, elle nécessite une mezouzaDans le cas d’une porte entre deux maisons ou deux pièces, la position de la mezouza est déterminée suivant l’emplacement du pivot de la porte : la maison/pièce où se trouve le trou dans lequel le pivot de la porte tourne est considérée comme « l’intérieur » et on fixe la mezouza du côté droit en y entrant.

 

  1. Où fixe-t-on la mezouza? Dans la largeur du montant, à moins d’un téfa’h du bord extérieur et à une hauteur correspondant au début du tiers supérieur de l’entrée. Si on l’a fixée plus haut, c’est valable, à condition de l’avoir éloignée d’au moins un téfa’h du linteau. Il faut la fixer à la droite de celui qui entre dans la maison. Si on l’a fixée du côté gauche, cela est invalide. Une maison qui appartient en commun à plusieurs personnes nécessite une mezouza.
  1. On est tenu de prêter attention au précepte de la mezouza, car c’est une obligation permanente pour tous. Ainsi, à chaque fois que l’on entre et que l’on sort de chez soi, on se trouvera face à l’unité du Nom du Saint Béni soit-Il. On se souviendra de son amour pour Lui, on sortira de son sommeil et de la course effrénée pour les vanités du temps, et l’on saura que rien ne subsiste éternellement si ce n’est la connaissance du Créateur du monde. On reprendra alors conscience immédiatement et l’on suivra les chemins de la rectitude. Les Sages d’autrefois dirent: Quiconque a des tefiline sur la tête et sur le bras, des tsitsit à son vêtement et une mezouza à sa porte, peut être assuré qu’il ne fautera pas, car il a de nombreuxrappels. Et ces trois mitsvot sont elles-mêmes les anges qui le sauvent de la faute, comme il est dit: «Un ange du Seigneur est posté près de ceux qui Le craignent, et les fait échapper au danger». Béni soit D.ieu qui accorde Son assistance.

Chapitre sept : Écriture d’un rouleau de la Thora

Troisième et dernière section de ce thème, les lois du rouleau de la Thora s’étendent sur quatre chapitres. Le Chapitre sept traite d’abord de l’obligation qui incombe à chacun d’écrire un rouleau de la Thora et des règles spécifiques à l’écriture d’un rouleau de la Thora.

  1. C’est un commandement positif incombant à tout homme juif que d’écrire pour soi un rouleau de la Thora, comme il est dit : « Et maintenant, écrivez pour vous ce cantique », c’est-à-dire écrivez pour vous la Thora qui contient ce cantique, puisque l’on ne doit pas écrire des passages isolés de la Thora. Même si l’on a reçu un rouleau de la Thora en héritage de ses aïeux, on a le devoir d’en écrire un personnellement. Si on l’écrit de sa propre main, c’est comme si on l’avait reçu sur le mont Sinaï. Si l’on ne sait pas écrire, on demandera à une autre personne de l’écrire pour soi. Quiconque corrige dans un rouleau de la Thora ne serait-ce qu’une seule lettre, le rendant ainsi valide, est considéré comme s’il l’avait écrit entièrement.

 

  1. Le roi est enjoint d’écrire un autre rouleau de la Thora pour lui-même, en tant que roi, en plus du rouleau qu’il possédait avant d’être roi, comme il est dit : « Alors, lorsqu’il siègera sur son trône royal, il écrira pour lui» L’exactitude de ce rouleau est vérifiée en le comparant au rouleau de la Thora du parvis du Temple, sous l’autorité du grand Sanhédrin. Le rouleau de la Thora qu’il possédait avant d’être roi, il le place dans la salle des dépôts royaux ; et celui qu’il a écrit ou qui a été écrit pour lui après qu’il est devenu roi, doit être toujours avec lui. Quand il part en guerre, le rouleau de la Thora est avec lui. Quand il rentre, le rouleau de la Thora l’accompagne. Lorsqu’il siège en jugement, le rouleau de la Thora est avec lui. Lorsqu’il se met à table, il est en face de lui. Comme il est dit : « il restera avec lui, et il devra le lire tous les jours de sa vie. »
  1. S’il n’avait pas de rouleau de la Thora avant de devenir roi, il doit écrire pour lui deux rouleaux de la Thora après son accession au trône : l’un qu’il dépose dans sa salle des trésors, et l’autre qui est toujours avec lui. Il ne doit pas le quitter, excepté la nuit ou encore lorsqu’il entre aux bains ou dans un lieu d’aisances, ou qu’il s’allonge sur son lit pour dormir.
  1. Un rouleau de la Thora écrit sur un parchemin non ligné, ou écrit en partie sur un gvil et en partie sur un klaf, est invalide. Plutôt, il doit être écrit soit entièrement sur un gvil, soit entièrement sur un klafComment écrit-on un rouleau de la Thora ? Il faut écrire de manière appliquée et très élégante, en laissant entre chaque mot un intervalle équivalant à une petite lettre, entre chaque lettre l’épaisseur d’un cheveu, et entre chaque ligne un intervalle équivalent à une ligne. Chaque ligne doit avoir une longueur de trente lettres, suffisante pour écrire le mot lemichpe’hotékhem trois fois ; telle sera la largeur de chaque colonne. On ne fera ni de ligne plus courte que cela, afin que la colonne n’apparaisse pas comme une missive, ni plus longue, afin que les yeux du lecteur n’errent pas au milieu du texte, ne sachant plus où il en est.

 

  1. Il ne faut pas réduire la taille de l’écriture en vue de laisser l’intervalle adéquat entre un passage et un autre.  S’il arrive qu’on doive écrire un mot de cinq lettres en fin de ligne et qu’il n’y ait pas assez de place, il ne faut pas écrire deux lettres dans la colonne et trois hors de la colonne, c’est-à-dire dans la marge, mais on écrira trois lettres dans la colonne et deux hors de celle-ci. S’il ne reste pas suffisamment de place dans la ligne pour écrire trois lettres, on laisse un blanc et on continue au début de la ligne suivante.

 

  1. S’il arrive qu’on doive écrire un mot de deux lettres après avoir terminé une ligne, il ne faut pas l’écrire entre les colonnes, dans la marge, mais au début d’une nouvelle ligne.  S’il arrive qu’on doive écrire un mot de dix lettres – ou moins ou plus – au milieu d’une ligne, et qu’il ne reste pas suffisamment de place dans la ligne pour écrire tout le mot dans la colonne, la règle suivante est appliquée : si on peut écrire la moitié du mot à l’intérieur de la colonne et l’autre moitié à l’extérieur dans la marge, on le fait. Sinon, on laisse un blanc et on continue à écrire au début de la ligne suivante.

 

  1. Entre chacun des cinq livres de la Thora, il faut laisser un espace de quatre lignes vides, sans écriture, ni moins ni plus, et commencer le livre suivant au début de la cinquième ligne. Il faut terminer la Thora au milieu de la ligne, à la fin de la colonne. Si l’on s’aperçoit, compte tenu du texte qu’il reste à écrire, qu’il restera plusieurs lignes vides dans la colonne, on écoutera les lignes, c’est-à-dire qu’on écrira des lignes plus courtes en commençant au début d’une ligne sans la terminer, de sorte que les derniers mots de la Thora : leeinei kol Israël figurent au milieu de la ligne à la fin de la dernière colonne.

 

  1. Il faut être attentif à respecter les lettres qui doivent être plus grandes ou plus petites, les lettres pointées, c’est-à-dire qui portent des points au-dessus d’elles, les lettres ayant une forme différente de l’ordinaire, comme les qui sont enroulés et les lettres qui sont tordues, conformément à la tradition maintenue par les scribes. Il faut prêter attention aux couronnes des lettres (taguine) et à leur nombre. Certaines lettres ont une seule couronne, d’autres en ont sept. Toutes les couronnes ont la forme d’un zaïn et sont fines comme un cheveu.

 

  1. Toutes ces dispositions n’ont été dites que pour la meilleure façon d’accomplir la mitsva. Toutefois, si le scribe ne n’est pas conformé à la méthode ici exposée, qu’il n’a pas été pointilleux concernant les couronnes – mais a écrit toutes les lettres correctement –, qu’il a écrit des lignes trop rapprochées ou trop espacées ou qu’il a fait des lignes plus longues ou plus courtes que la taille indiquée, dès lors qu’il n’a pas collé une lettre à une autre et qu’il n’a ni omis, ni ajouté une lettre, ni altéré la forme d’une lettre, ni fait aucune modification entre passages « ouverts » et « fermés », le rouleau de la Thora est valide.
  1. Il y a d’autres règles qui ne sont pas mentionnées dans le Talmud, mais que les scribes observent, par tradition. Ces règles sont les suivantes : (a) le nombre des lignes de chaque colonne ne doit être ni inférieur à quarante-huit, ni supérieur à soixante. (b) Entre chaque passage, il doit y avoir un intervalle équivalent aux neuf lettres acher acher acher. (c) Il faut que les cinq lignes au-dessus du cantique de la Mer Rouge commencent par les mots habaïm, vayabacha, Hachem, met, bemitsraïm et que les cinq lignes en dessous du cantique commencent par les mots vatika’h, a’hareiha, souss, vayétséou, vayavoou. (d) Il faut que les six lignes au-dessus du cantique Haazinou commencent par les mots véaïda, a’harei, hadérekh, bea’harit, léhakhisso, kehal, et que les cinq lignes en dessous de ce cantique commencent par les mots vayavo, lédaber, acher, hazot, acher.

 

  1. Toutes ces règles ont pour objet de permettre l’accomplissement de la mitsva de la meilleure façon. Des écarts quant à celles-ci n’invalident pas le rouleau de la Thora. En revanche, si l’on a écrit à la forme défective un mot qui doit être écrit à la forme pleine ou à la forme pleine un mot qui devait être écrit à la forme défective, ou bien si l’on a écrit un mot tel qu’il doit être lu alors que c’est un autre mot qui est écrit dans le rouleau de la Thora – par exemple, si l’on a écrit yichkavéna à la place de yichgaléna, ou ouvate’horim à la place de ouva’apolim, ou ce qui est semblable – ou si l’on a écrit à la forme « fermée » un passage « ouvert » ou à la forme « ouverte » un passage « fermé », ou si l’on a écrit le cantique de la mer ou le cantique Haazinou comme le reste du texte sans espaces au milieu des lignes, ou un passage ordinaire comme un cantique avec des espaces au milieu des lignes, c’est invalide. Un tel rouleau n’a aucunement la sainteté d’un rouleau de la Thora, mais est considéré comme un ‘houmach utilisé pour l’instruction des enfants.

 

  1. Un rouleau de la Thora dont on n’a pas corrigé les erreurs ne doit pas être conservé plus de trente jours ; il doit être corrigé ou enterré. Un rouleau de la Thora dans lequel figurent trois erreurs dans chaque colonne doit être rectifié. S’il y en a quatre ou plus dans chaque colonne, il doit être enterré. Si la majorité des lettres du rouleau de la Thora sont écrites correctement, mais qu’il reste des erreurs sur des lettres, de sorte que l’on trouve quatre fautes dans chaque colonne, tant qu’il reste ne serait-ce qu’une seule colonne ne comportant pas quatre erreurs, le rouleau sera rectifié.
  1. Dans quel cas dit-on qu’un rouleau de la Thora avec quatre fautes sur chaque colonne doit être enterré? Lorsqu’il s’agit de mots à la forme pleine qui ont été écrits à la forme défective, de sorte que la correction consiste à insérer les lettres omises entre les lignes. Mais dans le cas où ce qui devait être écrit à la forme défective aurait été écrit à la forme pleine, même s’il y a plusieurs erreurs dans chaque colonne, on peut les rectifier, car il s’agit simplement de gratter les lettres en trop et non d’insérer des lettres manquantes.

 

  1. Il est permis d’écrire chacun des cinq livres de la Thora dans un rouleau distinct, mais ils n’auront pas la sainteté d’un rouleau de la Thora. En revanche, on n’écrira pas un rouleau séparé comprenant uniquement quelques passages. On ne doit pas écrire un tel rouleau même pour l’instruction d’un enfant. Toutefois, si l’on a l’intention de le compléter par la suite et d’écrire le ‘houmach en entier, cela est permis. Si l’on écrit un tel rouleau comprenant uniquement quelques passages, avec trois mots par ligne, c’est permis.

 

  1. Il est permis de mettre ensemble Thora, Prophètes et Hagiographes en un seul rouleau, en laissant un espace de quatre lignes entre chaque livre de la Thora, un espace de trois lignes entre chaque livre des prophètes, un espace de trois lignes entre chaque livre des douze petits prophètes, de sorte que si l’on désire couper et séparer un livre du reste, on peut le faire. Voici l’ordre des Prophètes : Josué, Juges, Samuel, Rois, Jérémie, Ézéchiel, Isaïe et les douze petits prophètesVoici l’ordre des Hagiographes : Ruth, Psaumes, Job, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des cantiques, Lamentations, Daniel, Esther, Ezra, Chroniques.

 

  1. Tous les textes saints ne doivent être écrits que sur une surface lignée, même s’ils sont écrits sur du papier. Il est permis d’écrire trois mots sans ligne. Plus de trois mots, cela est défendu. Ce rouleau qui comprend Thora, Prophètes et Hagiographes, n’a pas la même sainteté qu’un rouleau de la Thora, et est considéré comme l’un des cinq livres de la Thora (‘houmach). En effet, un rouleau qui comprend plus que les cinq livres de la Thora, appartient à la même catégorie qu’un rouleau qui comprend moins que les cinq livres, c’est-à-dire qu’il est similaire à un rouleau qui ne comprend qu’un seul des cinq livres de la Thora.

Chapitre huit : Formes des paragraphes

Le chapitre huit a pour objet les intervalles à respecter entre les différents passages de la Thora. On fait la distinction entre passages « fermés » et passages « ouverts ». Cette distinction amène à faire une énumération de l’ensemble des 669 passages de la Thora et à les catégoriser.

  1. Un passage « ouvert » peut avoir deux formes : si le passage précédent se finit au milieu d’une ligne, on laisse le reste de la ligne vide et on commence le passage « ouvert » au début de la seconde ligne. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Lorsqu’il reste au moins un espace de la taille de neuf lettres à la fin de la ligne. Mais s’il reste moins d’espace ou si le passage précédent se finit à la fin de la ligne, on laisse la ligne suivante sans écriture, et on commence le passage « ouvert » au début de la troisième ligne.

 

  1. Un passage « fermé » peut avoir trois formes :

(a) si le passage précédent se finit au milieu d’une ligne, on laisse un espace de la taille de neuf lettres et l’on écrit à la fin de la ligne le premier mot du passage « fermé », de sorte que l’espace se trouve au milieu de la ligne ;

(b) s’il ne reste pas suffisamment d’espace dans la ligne pour laisser un tel intervalle et écrire un mot du passage suivant à la fin de la ligne, on laisse tout le reste de la ligne vide, ainsi qu’un petit espace au début de la ligne suivante, et l’on commence à écrire le passage « fermé » au milieu de la ligne suivante ;

(c) si l’on finit le passage précédent à la fin d’une ligne, on laisse au début de la ligne suivante un intervalle de la taille de neuf lettres et l’on commence à écrire le passage « fermé » au milieu de la ligne.

Tu en conclus donc qu’un passage « ouvert » commence toujours au début d’une ligne, et un passage « fermé » toujours au milieu d’une ligne.

 

  1. Un rouleau de la Thora qui n’a pas été écrit correctement concernant les formes pleines et défectives des mots, peut être rectifié, comme nous l’avons expliqué.

Mais si l’on a fait une erreur concernant l’espacement entre les passages en écrivant un passage « ouvert » comme s’il était « fermé » ou un passage « fermé » comme s’il était « ouvert » ou en laissant un espace marquant une interruption entre deux passages là où il n’y a pas de nouveau passage, ou en continuant d’écrire le texte normalement, sans laisser d’espace, à l’endroit d’un nouveau passage, ou en modifiant la forme des cantiques, ce rouleau est invalide. Il n’est d’autre rectification possible que de retirer toute la colonne où l’erreur a été commise.

 

  1. Ayant remarqué une grande confusion en la matière dans tous les rouleaux que j’ai vus, et que, de plus, les Massorètes qui ont composé des textes indiquant les passages ouverts et fermés divergent eux aussi sur ces questions, suivant les rouleaux sur lesquels ils se sont appuyés, il m’a paru à propos de rédiger une liste de tous les passages fermés et ouverts de la Thora ainsi que la forme des cantiques, qui servira de référence pour corriger tous les rouleaux.

Le manuscrit de la Thora que j’ai pris comme référence est le manuscrit bien connu en Égypte, qui comprend les vingt-quatre livres de la Bible et qui fut gardé à Jérusalem pendant plusieurs années pour la correction des autres rouleaux. Il était la référence pour tous, pour avoir été corrigé par Ben Acher, qui s’y consacra de nombreuses années et le vérifia de nombreuses fois ; c’est sur celui-ci que je me suis fondé pour le rouleau de la Thora que j’ai écrit conformément à la loi.

Livre de la Genèse : « Que soit un firmament » (Gen. 1, 6), « Que les eaux soient rassemblées » (ibid. 9), « Qu’il y ait des luminaires » (ibid. 14), « Que les eaux fourmillent » (ibid. 20), « Que la terre produise » (ibid. 24), « Ainsi furent terminés » (ibid. 2, 1), « Telles sont les origines » (ibid. 4) sont sept passages, tous « ouverts ». « A la femme il dit » (ibid. 3, 16), « Et à l’homme il dit » (ibid. 17) sont tous deux « fermés ». « L’Éternel D.ieu dit » (ibid. 22) est un passage ouvert. « Or, l’homme avait connu » (ibid. 4, 1), « Ceci est le livre » (ibid. 5, 1), « Seth, ayant vécu » (ibid. 6), « Enos vécut » (ibid. 9), « Kênan, ayant vécu » (ibid. 12), « Mahalalêl, ayant vécu » (ibid. 15), « Yéred, ayant vécu » (ibid. 18), « Hénoc vécut » (ibid. 21), « Mathusalem, ayant vécu » (ibid. 25), « Lamec, ayant vécu » (ibid. 28), « Et Noé, étant » (ibid. 32), ces onze passages sont tous fermés. « L’Éternel vit » (ibid. 6, 5), « Voici la postérité de Noé » (ibid. 9) sont tous deux ouverts. « Et D.ieu dit à Noé » (ibid. 13), « D.ieu parla à Noé » (ibid. 8, 15), « D.ieu s’adressa à Noé » (ibid. 9, 8), sont tous les trois fermés. « Les fils de Noé furent » (ibid. 18), « Voici la descendance des fils de Noé » (ibid. 10, 1) sont tous deux ouverts. « Canaan engendra » (ibid. 15), « Et à Sem naquirent » (ibid. 21) sont tous les deux fermés. « Toute la terre avait une même langue » (ibid. 11, 1), « Voici les générations de Sem » (ibid. 10) sont tous deux ouverts. « Arphaxad avait vécu » (ibid. 12), « Chélah avait vécu » (ibid. 14), « Ever, ayant vécu » (ibid. 16), « Péleg avait vécu » (ibid. 18), « Reou, ayant vécu » (ibid. 20), « Seroug, ayant vécu » (ibid. 22), « Na’hor, ayant vécu » (ibid. 24), « Tera’h, ayant vécu » (ibid. 26) sont huit passages, tous fermés. « Et l’Éternel dit à Avram » (ibid. 12, 1), « Or, il y eut une famine » (ibid. 10), « Ceci arriva du temps d’Amrafel » (ibid. 14, 1) sont tous trois ouverts. « Après ces faits » (ibid. 15, 1), « Saraï, épouse d’Abram » (ibid. 16, 1), « Avram, étant âgé de » (ibid. 17, 1), « D.ieu dit à Abraham » (ibid. 15) sont tous les quatre fermés. « L’Éternel se révéla à lui » (ibid. 18, 1) est ouvert. « Il partit de là » (ibid. 20, 1), « Or, l’Éternel s’était souvenu de Sarah » (ibid. 21, 1) sont tous deux fermés. « Il arriva, dans le même temps » (ibid. 22), « Il arriva, après » (ibid. 22, 1), « Après cet évènement » (ibid. 20), « La vie de Sarah fut » (ibid. 23, 1) sont tous les quatre ouverts. « Or, Abraham était vieux » (ibid. 24, 1) est fermé. « Et encore Abraham » (ibid. 25, 1), « Et voici les générations d’Ismaël » (ibid. 12), « Voici la postérité d’Isaac » (ibid. 19), « Il y eut une famine » (ibid. 26, 1) sont tous les quatre ouverts. « Ésaü, âgé de » (ibid. 34), « Il arriva, comme Isaac était devenu vieux » (ibid. 27, 1), « Jacob sortit » (ibid. 28, 10) sont tous les trois fermés. « Jacob envoya » (ibid. 32, 4) est ouvert. « Jacob arriva » (ibid. 33, 18), « Or, Dina sortit » (ibid. 34, 1) sont tous les deux fermés. « Et D.ieu dit » (ibid. 35, 1), « D.ieu apparut » (ibid. 9), « Or, les fils de Jacob » (ibid. 22), « Ceci est la lignée d’Ésaü » (ibid. 36, 1) sont tous les quatre ouverts. « Ceux-là sont les enfants de Séir » (ibid. 20) est fermé. « Voici les rois » (ibid. 31), « Jacob demeura » (ibid. 37, 1), « Ce fut en ce temps » (ibid. 38, 1) sont tous les trois ouverts. « Joseph fut descendu » (ibid. 39, 1) est fermé. « Il advint, après ces évènements » (ibid. 40, 1), « Ce fut au bout » (ibid. 41, 1) sont tous deux ouverts. « Alors il s’avança » (ibid. 44, 18), « Voici les noms » (ibid. 46, 8), « Et Juda » (ibid. 28) sont tous trois fermés. « Il arriva, après ces faits » (ibid. 48, 1), « Jacob fit venir » (ibid. 49, 1), « Siméon et Lévi » (ibid. 5), « Juda » (ibid. 8), « Zabulon » (ibid. 13), « Issachar » (ibid. 14) sont tous les six ouverts. « Dan » (ibid. 16), « Gad » (ibid. 19), « D’Asher » (ibid. 20), « Nephtali » (ibid. 21), « Un fils fertile est Joseph » (ibid. 22), sont tous les cinq fermés. « Benjamin » (ibid. 27) est un passage ouvert. Le nombre de passages ouverts du livre de la Genèse est de 43, et le nombre de passages fermés de 48, ce qui fait en tout 91 passages.

Livre de l’Exode : « Il se leva un nouveau roi » (Ex. 1, 8), « Il alla » (ibid. 2, 1), « Il arriva au cours de ces nombreuses années » (ibid. 23) sont tous les trois ouverts. « Moïse faisait paître » (ibid. 3, 1) est fermé. « Moïse s’en alla » (ibid. 4, 18), « L’Éternel dit à Aaron » (ibid. 27) sont tous les deux ouverts. « D.ieu parla à Moïse » (ibid. 6, 2) est fermé. « L’Éternel parla à Moïse » (ibid. 10), « L’Éternel parla à Moïse et à Aaron » (ibid. 13) sont tous les deux ouverts. « Voici les chefs de leurs familles paternelles » (ibid. 14), « L’Éternel dit à Moïse » (ibid. 29) sont tous les deux fermés. « Et l’Éternel dit à Moïse : Regarde ! Je fais de toi » (ibid. 7, 1), « L’Éternel dit à Moïse et à Aaron » (ibid. 8) sont tous les deux ouverts. « L’Éternel dit à Moïse : Le cœur de Pharaon est opiniâtre » (ibid. 14), « L’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron » (ibid. 19) sont tous deux fermés. « L’Éternel dit à Moïse : Viens » (ibid. 26) est ouvert. « L’Éternel dit à Moïse : Dis à Aaron : Étends ta verge » (ibid. 8, 12), « L’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin » (ibid. 16) sont tous les deux fermés, « L’Éternel dit à Moïse : Viens chez Pharaon » (ibid. 9, 1), « L’Éternel dit à Moïse et à Aaron » (ibid. 8) sont tous les deux ouverts. « L’Éternel dit à Moïse : Lève-toi de bon matin » (ibid. 13) est fermé. « L’Éternel dit à Moïse » (ibid. 22), « L’Éternel dit à Moïse : Viens chez Pharaon » (ibid. 10, 1) sont tous les deux ouverts. « L’Éternel dit à Moïse : Étends ta main » (ibid. 12) est fermé. « L’Éternel dit à Moïse » qui introduit le paragraphe « et qu’il y ait des ténèbres » (ibid. 21), « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe « il est une plaie encore » (ibid. 11, 1) sont tous les deux ouverts. « Moïse dit » (ibid. 4), « L’Éternel avait dit à Moïse » (ibid. 9), « L’Éternel dit à Moïse et à Aaron » (ibid. 12, 1) sont tous les trois fermés. « Moïse convoqua » (ibid. 21) est ouvert, « Ce fut au milieu de la nuit » (ibid. 29) est fermé. « Les enfants d’Israël partirent » (ibid. 37), « L’Éternel dit à Moïse et à Aaron » (ibid. 43) sont tous les deux ouverts. « Or, ce fut ce jour-là » (ibid. 51) est fermé. « L’Éternel parla… Consacre-moi » (ibid. 13, 1), « Et ce sera lorsque l’Éternel te fera venir » (ibid. 11) sont tous les deux ouverts. « Quand Pharaon fit partir » (ibid. 17) est fermé. « L’Éternel parla… qu’ils retournent et qu’ils campent » (ibid. 14, 1-2), « L’Éternel dit à Moïse : Qu’as-tu à crier » (ibid. 15), « L’Éternel dit à Moïse : Étends ta main » (ibid. 26), « Alors Moïse chanta » (ibid. 15, 1), « Myriam prit » (ibid. 20) sont tous les cinq ouverts. « Moïse fit partir » (ibid. 22), « Ils arrivèrent à Elim » (ibid. 27), « L’Éternel dit à Moïse : Je vais faire pleuvoir » (ibid. 16, 4) sont tous les trois fermés. « L’Éternel parla à Moïse » (ibid. 11) est ouvert. « L’Éternel dit à Moïse » (ibid. 28) est fermé. « Toute la communauté partit » (ibid. 17, 1), « Et Amalek vint » (ibid. 8), « L’Éternel dit à Moïse : Écris » (ibid. 14), « Jethro entendit » (ibid. 18, 1), « A la troisième néoménie » (ibid. 19, 1) sont tous les cinq ouverts. « Et D.ieu prononça toutes ces paroles » (ibid. 20, 1), « Je suis » (ibid. 2), « Tu n’invoqueras point » (ibid. 7) sont tous les trois fermés. « Souviens-toi » (ibid. 8) est ouvert. « Honore » (ibid. 12), « Tu ne commettras pas d’homicide » (ibid. 13), « Tu ne commettras pas d’adultère » (ibid.), « Tu ne voleras pas » (ibid.), « Tu ne rendras pas de faux témoignage » (ibid.), « Tu ne convoiteras pas » (ibid. 14), « Tu ne convoiteras pas » (ibid.) sont sept passages, tous fermés. « Et tout le peuple » (ibid. 15) est ouvert. « L’Éternel dit à Moïse » (ibid. 19) est fermé. « Et voici les statuts » (ibid. 21, 1) est ouvert. « Si un homme vend » (ibid. 7), « Celui qui frappe » (ibid. 12), « Mais si quelqu’un, agissant avec préméditation » (ibid. 14), « Et celui qui frappe son père » (ibid. 15), « Et celui qui enlève un homme et le vend » (ibid. 16), « Et celui qui maudit son père » (ibid. 17), « Si des hommes se querellent » (ibid. 18), « Si un homme frappe » (ibid. 20), « Si des hommes se querellent » (ibid. 22), « Si un homme frappe » (ibid. 26) sont dix passages, tous fermés. « Et si un bœuf heurte » (ibid. 28) est ouvert. « Si un homme ouvre » (ibid. 33), « Si un bœuf heurte » (ibid. 35), « Si un homme dérobe » (ibid. 37), « Si un homme fourrage » (ibid. 22, 4), « S’il sort un feu » (ibid. 5), « S’il donne » (ibid. 6), « Si un homme donne » (ibid. 9) sont sept passages, tous fermés. « Si quelqu’un l’emprunte » (ibid. 13) est ouvert. « Si un homme séduit » (ibid. 15), « La sorcière » (ibid. 17), « Celui qui sacrifie aux dieux » (ibid. 19) sont tous les trois fermés. « Lorsque tu prêtes de l’argent » (ibid. 24) est ouvert. « N’outrage point D.ieu » (ibid. 27), « Tu n’accueilleras pas » (ibid. 23, 1), « Si tu rencontres » (ibid. 4), « Si tu vois » (ibid. 5), « Ne fais pas fléchir » (ibid. 6) sont tous les cinq fermés. « Voici, Je » (ibid. 20) est ouvert. « Il n’y aura ni femme qui avortera » (ibid. 26) est fermé. « Et à Moïse Il avait dit » (ibid. 24, 1) est ouvert. « L’Éternel dit » (ibid. 12) est fermé. « L’Éternel parla » (ibid. 25, 1) est ouvert. « Et ils feront une arche » (ibid. 10) est fermé. « Tu feras une table » (ibid. 23), « Et tu feras un chandelier » (ibid. 31) sont tous les deux ouverts. « Et le tabernacle » (ibid. 26, 1) est fermé. « Tu feras les planches » (ibid. 15) est ouvert. « Tu feras un rideau » (ibid. 31), « Et tu feras l’autel » (ibid. 27, 1), « Et tu feras le parvis du tabernacle » (ibid. 9), « Et toi, ordonne » (ibid. 20), « Et toi, fais approcher » (ibid. 28, 1) sont tous les cinq fermés. « Ils confectionneront l’éphod » (ibid. 6) est ouvert. « Tu feras des chatons » (ibid. 13), « Tu feras le pectoral » (ibid. 15), « Tu feras la robe » (ibid. 31), « Tu feras une plaque » (ibid. 36), « Voici la manière » (ibid. 29, 1), « Et voici ce que tu offriras » (ibid. 38) sont six passages, tous fermés. « Tu feras un autel » (ibid. 30, 1), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe « Quand tu feras le compte » (ibid. 11), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe « Tu feras un bassin » (ibid.  18), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe « des parfums » (ibid.  23) sont tous les quatre ouverts. « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe « Prends des ingrédients » (ibid. 34), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe « Voici, j’ai désigné » (ibid. 31, 2) sont tous les deux fermés. « Et l’Éternel parla » (ibid. 12) est ouvert. « Et Il donna à Moïse » (ibid. 18) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe « Va, descends » (ibid. 7), « Moïse retourna et descendit » (ibid. 15) sont tous les deux ouverts. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe « Va, monte d’ici » (ibid. 33, 1) est fermé. « Et Moïse dit » (ibid. 12), « Et l’Éternel dit à Moïse » (ibid. 17), « Et l’Éternel dit à Moïse : Taille » (ibid. 34, 1), « Et l’Éternel dit à Moïse : Consigne par écrit » (ibid. 27) sont tous les quatre ouverts. « Moïse fit assembler » (ibid. 35, 1) est fermé. « Moïse parla » (ibid. 4), « Moïse dit aux enfants d’Israël » (ibid. 30) sont tous les deux ouverts. « Tous les sages de cœur firent » (ibid. 36, 8) est fermé. « Et il fit des tentures » (ibid. 14) est ouvert. « Et il fit les planches » (ibid. 20) est fermé. « Et Betsalel exécuta » (ibid. 37, 1), « Et il fit la table » (ibid. 10), « Et il fit le chandelier » (ibid. 17), « Et il fit l’autel des parfums » (ibid. 25) sont tous les quatre ouverts. « Et il fit l’autel de l’holocauste » (ibid. 38, 1), « Il fit le bassin » (ibid. 8), « Il forma le parvis » (ibid. 9), « Voici les comptes » (ibid. 21), « Tout l’or » (ibid. 24) sont tous les cinq fermés. « On confectionna l’éphod » (ibid. 39, 2) est ouvert. « On mit en œuvre » (ibid. 6) est fermé. « Puis, on fit le pectoral » (ibid. 8), « On fit la robe » (ibid. 22) sont tous les deux ouverts. « On confectionna les tuniques en fin lin » (ibid. 27), « On exécuta la plaque » (ibid. 30), « Et il fut terminé » (ibid. 32) sont tous les trois fermés. « On apporta le tabernacle » (ibid. 33), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe « A l’époque du premier mois » (ibid. 40, 2) sont tous les deux ouverts. « Ce fut au premier mois » (ibid. 17), « Il prit » (ibid. 20), « Il plaça la table » (ibid. 22), « Il posa le candélabre » (ibid. 24), « Il posa l’autel » (ibid. 26), « Il fixa le rideau » (ibid. 28), « Il installa la cuve » (ibid. 30), « Il dressa le parvis » (ibid. 33) sont huit passages, tous fermés. « La nuée enveloppa » (ibid. 34) est ouvert. Le nombre de passages ouverts du livre de l’Exode est de 69, le nombre de passages fermés de 95, ce qui fait en tout 164 passages.

Livre du Lévitique : « Et si du petit bétail » (Lév. 1, 10) est fermé, « Et si c’est un oiseau » (ibid. 14) est ouvert. « Si une personne offre » (ibid. 2, 1), « Si tu veux offrir » (ibid. 4), « Si c’est une oblation préparée sur la poêle » (ibid. 5), « Si c’est une oblation faite dans le poêlon » (ibid. 7), « Quand tu offriras » (ibid. 14) sont tous les cinq fermés. « Si son offrande » (ibid. 3, 1), « Si c’est du menu bétail » (ibid. 6), « Si c’est une chèvre » (ibid. 12), « Et l’Éternel parla » (ibid. 4, 1), « Si toute l’assemblée » (ibid. 13), « Si un prince » (ibid. 22), « Si un individu » (ibid. 27), « Si c’est un agneau » (ibid. 32), « Si une personne commet un péché » (ibid. 5, 1) sont neuf passages, tous ouverts. « Si ses moyens ne suffisent pas » (ibid. 11), « L’Éternel parla » (ibid. 14) sont tous deux fermés. « Si un individu » (ibid. 17), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Si quelqu’un » (ibid. 20-21), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ordonne » (ibid. 6, 1-2) sont tous les trois ouverts. « Ceci est la loi » (ibid. 7) est fermé, « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Voici l’offrande » (ibid. 12-13), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle à Aaron » (ibid. 17-18), « Voici la règle de l’offrande de culpabilité » (ibid. 7, 1), « Ceci est la règle du sacrifice » (ibid. 11), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle aux enfants d’Israël : celui qui offre » (ibid. 28-29), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Amène Aaron » (ibid. 8, 1-2) sont six passages ouverts. « Quand, au huitième jour » (ibid. 9, 1) est fermé. « L’Éternel parla à Aaron » (ibid. 10, 8), « Moïse dit » (ibid. 12), « L’Éternel parla à Moïse » (ibid. 11, 1) sont tous les trois ouverts. « Voici ceux qui seront pour vous » (ibid. 29), « S’il meurt » (ibid. 39) sont tous deux fermés. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Lorsqu’une femme a conçu » (ibid. 12, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Lorsqu’il se forme sur la chair d’un homme » (ibid. 13, 1-2), « Et la chair » (ibid. 18) sont quatre passages ouverts. « Ou la chair » (ibid. 24) est fermé. « Quand un homme ou une femme » (ibid. 29) est ouvert, « Si un homme ou une femme a, sur la peau de son corps » (ibid. 38), « Si un homme perd les cheveux de sa tête » (ibid. 40), « Et un vêtement » (ibid. 47) sont tous les trois fermés. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Voici ce que sera » (ibid. 14, 1-2) est ouvert. « Et s’il est pauvre » (ibid. 21) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Quand vous serez arrivés » (ibid. 33-34), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parlez aux enfants d’Israël » (ibid. 15, 1) sont tous deux ouverts. « Un homme qui aura laissé échapper » (ibid. 16) est fermé. « Lorsqu’une femme éprouvera » (ibid. 19) est ouvert. « Si le flux d’une femme » (ibid. 25) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « après la mort » (ibid. 16, 1), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle à Aaron » (ibid. 17, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle aux enfants d’Israël » (ibid. 18, 1-2) sont tous trois ouverts. « Chacun d’entre vous » (ibid. 6), « La nudité de ton père » (ibid. 7), « La nudité de la femme de ton père » (ibid. 8), « La nudité de ta sœur » (ibid. 9), « La nudité de la fille de ton fils » (ibid. 10), « La nudité de la fille de la femme » (ibid. 11), « La nudité de la sœur de ton père » (ibid. 12), « La nudité de la sœur de ta mère » (ibid. 13), « La nudité du frère de ton père » (ibid. 14), « La nudité de ta bru » (ibid. 15), « La nudité de la femme de ton frère » (ibid. 16), « La nudité d’une femme et celle de sa fille » (ibid. 17) sont douze passages, tous fermés. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle à toute la communauté » (ibid. 19, 1-2), « Quand vous serez entrés dans » (ibid. 23) sont tous les deux ouverts. « Si vient séjourner » (ibid. 33) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « qui livrerait quelqu’un de sa postérité » (ibid. 20, 1-2), « L’Éternel dit à Moïse : Parle aux prêtres » (ibid. 21, 1) sont tous les deux ouverts. « Quant au prêtre qui est plus grand » (ibid. 10), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parla à Aaron » (ibid. 16-17) sont tous les deux fermés, « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « qu’ils se retiennent » (ibid. 22, 2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle à Aaron et à ses fils » (ibid. 18) sont tous les deux ouverts. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Un veau, un agneau ou un chevreau » (ibid. 26-27) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle aux enfants d’Israël » (ibid. 23, 1- 2), « Voici les solennités de l’Éternel » (ibid. 4), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Quand vous serez arrivés dans le pays » (ibid. 9-10) sont tous les trois ouverts. « Vous compterez pour vous » (ibid. 15) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Au septième mois » (ibid. 23-24) est ouvert. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Mais au dixième jour » (ibid. 26-27) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Le quinzième jour » (ibid. 33-34), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ordonne aux enfants d’Israël » (ibid. 24, 1-2), « Tu prendras de la fleur de farine » (ibid. 5) sont tous les trois ouverts. « Le fils d’une femme sortit » (ibid. 10) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Qu’on sorte le blasphémateur » (ibid. 13-14), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « au mont Sinaï » (ibid. 25, 1) sont tous les deux ouverts. « Tu compteras » (ibid. 8), « Si ton frère, se trouvant dans la gêne » (ibid. 25), « Si quelqu’un vend » (ibid. 29), « Si ton frère vient à déchoir, et que tu vois chanceler sa fortune » (ibid. 35), « Si ton frère, près de toi, réduit à la misère » (ibid. 39), « Si l’étranger acquiert des biens » (ibid. 47) sont tous les six fermés. « Si selon mes lois » (ibid. 26, 3), « Mais si vous ne m’écoutez pas » (ibid. 14) sont tous les deux ouverts. « Si, malgré cela » (ibid. 27) est fermé, « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Si quelqu’un promet » (ibid. 27, 1-2) est ouvert, « Si c’est un animal » (ibid. 9) est fermé. Les passages ouverts sont au nombre de 52, les passages fermés au nombre de 46, ce qui fait au total 98 passages.

Livre des Nombres : « Pour les fils de Ruben » (Nomb. 1, 20) est fermé. « Pour les fils de Siméon » (ibid. 22), « Pour les fils de Gad » (ibid. 24), « Pour les fils de Juda » (ibid. 26), « Pour les fils d’Issachar » (ibid. 28), « Pour les fils de Zabulon » (ibid. 30), « Pour les fils de Joseph » (ibid. 32), « Pour les fils de Manassé » (ibid. 34), « Pour les fils de Benjamin » (ibid. 36), « Pour les fils de Dan » (ibid. 38), « Pour les fils d’Acher » (ibid. 40), « Pour les fils de Nephtali » (ibid. 42), « Tels sont les recensés » (ibid. 44), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Cependant, la tribu de Lévi » (ibid. 49), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Chacun sous sa bannière » (ibid. 2, 1-2) sont quatorze passages, tous ouverts. « La bannière du camp de Ruben » (ibid. 10), « Alors s’avancera la tente » (ibid. 17), « La bannière du camp d’Éphraïm » (ibid. 18), « La bannière du camp de Dan » (ibid. 25) sont tous les quatre fermés. « Tel fut le dénombrement » (ibid. 32), « Voici les descendants » (ibid. 3, 1), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Fais approcher » (ibid. 5-6), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Moi-même » (ibid. 11-12), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Fais le dénombrement » (ibid. 15) sont tous les cinq ouverts. « Pour Kehath » (ibid. 27), « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Dénombre » (ibid. 40) sont tous les deux fermés. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Prends » (ibid. 44-45), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Qu’on fasse le relevé » (ibid. 4, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ne faites pas retrancher » (ibid. 17-18), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Fais le relevé » (ibid. 21-22) sont tous les quatre ouverts. « Les enfants de Merari » (ibid. 29), « Pour le contingent des enfants de Guerchôn » (ibid. 38) sont tous les deux fermés. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ordonne » (ibid. 5, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Un homme ou une femme qui aura causé » (ibid. 5-6), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Un homme, si sa femme dévie » (ibid. 11-12), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Lorsqu’un homme ou une femme fera explicitement » (ibid. 6, 1-2), « Parle à Aaron » (ibid. 22) sont tous les cinq ouverts. « Qu’Il te bénisse » (ibid. 24), « Qu’Il fasse rayonner » (ibid. 25), « Qu’Il tourne » (ibid. 26), « Ils imposeront » (ibid. 27), Ce fut au jour où Moïse eut achevé » (ibid. 7, 1), « Celui qui présenta » (ibid. 12) sont tous les six fermés. « Le second jour » (ibid. 18), « Au troisième jour » (ibid. 24), « Au quatrième jour » (ibid. 30), « Au cinquième jour » (ibid. 36), « Au sixième jour » (ibid. 42), « Au septième jour » (ibid. 48), « Au huitième jour » (ibid. 54), « Au neuvième jour » (ibid. 60), « Au dixième jour » (ibid. 66), « Au onzième jour » (ibid. 72), « Au douzième jour » (ibid. 78), « Ce fut là le présent dédicatoire » (ibid. 84), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Quand tu feras monter » (ibid. 8, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Prends les Lévites » (ibid. 5-6) sont quatorze passages, tous ouverts. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ceci concerne les Lévites » (ibid. 23-24) est fermé, « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Qu’ils fassent » (ibid. 9, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « S’il se trouve souillé » (ibid. 9-10) sont tous les deux ouverts. « Le jour où l’on eut érigé » (ibid. 15) est fermé, « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Fais pour toi » (ibid. 10, 2), « Or, il advint, dans la deuxième année » (ibid. 11) sont tous les deux ouverts. « Moïse dit à ‘Hovav » (ibid. 29), « Or, lorsque partait » (ibid. 35) sont tous les deux fermés. « Le peuple affecta de se plaindre » (ibid. 11, 1), « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Assemble-Moi » (ibid. 16), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Est-ce que le bras de D.ieu est trop court ? » (ibid. 23), « Miriam et Aaron parlèrent » (ibid. 12, 1) sont tous les quatre ouverts, « Soudain l’Éternel dit » (ibid. 4) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Si son père » (ibid. 14), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Envoie toi-même » (ibid. 13, 1-2), « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Jusqu’à ce quand M’outragera-t-il » (ibid. 14, 11), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Jusqu’à quand » (ibid. 26-27), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Quand vous serez arrivés » (ibid. 15, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « A votre arrivée » (ibid. 17-18) sont tous les six ouverts. « Si, par suite d’une erreur » (ibid. 22), « Que si c’est une seule personne » (ibid. 27) sont tous les deux fermés. « Lorsqu’ils étaient dans le désert, les enfants d’Israël » (ibid. 32) est ouvert. « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Il doit être mis à mort » (ibid. 35) est fermé. « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « qu’ils se fassent » (ibid. 37), « Kora’h prit » (ibid. 16, 1) sont tous les deux ouverts. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Séparez-vous » (ibid. 20-21), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Écartez-vous » (ibid. 23-24), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Dis à Eléazar » (ibid. 17, 1-2) sont tous les trois fermés. « Ils murmurèrent » (ibid. 6) est ouvert. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Éloignez-vous » (ibid. 9-10) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « prends d’eux » (ibid. 16-17), « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Replace » (ibid. 25), « Les enfants d’Israël parlèrent » (ibid. 27) sont tous les trois ouverts. « L’Éternel dit à Aaron » (ibid. 18, 1) est fermé. « L’Éternel parla à Aaron » (ibid. 8) est ouvert. « Quant aux enfants de Lévi » (ibid. 21) est fermé, « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Et aux Lévites » (ibid. 26), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ceci est un statut » (ibid. 19, 1-2), « Les enfants d’Israël arrivèrent » (ibid. 20, 1), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Prends le bâton » (ibid. 7-8) sont tous les quatre ouverts. « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Puisque vous n’avez pas eu confiance » (ibid. 12), « Moïse envoya » (ibid. 14) sont tous les deux fermés. « Ils partirent de Kadech » (ibid. 22) est ouvert. « Le Cananéen » (ibid. 21, 1) est fermé. « Ils partirent de Hor-la-Montagne » (ibid. 4) est ouvert. « C’est alors qu’Israël chanta » (ibid. 17) est fermé. « Israël envoya » (ibid. 21) est ouvert. « Balak avait su » (ibid. 22, 2) est fermé. « Israël s’établit » (ibid. 25, 1), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Pin’has » (ibid. 10-11), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Attaquez » (ibid. 16-17), « L’Éternel dit » (ibid. 26, 1) sont tous les quatre ouverts. « Fils de Siméon » (ibid. 12), « Fils de Gad » (ibid. 15), « Fils de Juda » (ibid. 19), « Fils d’Issachar » (ibid. 23), « Fils de Zabulon » (ibid. 26), « Fils de Joseph » (ibid. 28), « Ceux-ci sont les enfants d’Éphraïm » (ibid. 35), « Fils de Benjamin » (ibid. 38), « Voici les descendants de Dan » (ibid. 42), « Fils d’Acher » (ibid. 44), « Fils de Nephtali » (ibid. 48) sont onze passages, tous fermés. « L’Éternel parla » (ibid. 52) est ouvert. « Voici le relevé des Lévites » (ibid. 57), « Alors s’approchèrent » (ibid. 27, 1) sont tous les deux fermés. « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Les filles de Tselof’had » (ibid. 6-7), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Monte » (ibid. 12) sont tous les deux ouverts. « Alors Moïse parla » (ibid. 15) est fermé. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ordonne » (ibid. 28, 1-2), « Et au jour du Sabbat » (ibid. 9), « Et lors de vos néoménies » (ibid. 11) sont tous les trois ouverts. « Au premier mois » (ibid. 16), « Au jour des Prémices » (ibid. 26) sont tous les deux fermés. « Au septième mois » (ibid. 29, 1) est ouvert. « Et au dixième jour » (ibid. 7), « Et le quinzième jour » (ibid. 12), « Le deuxième jour » (ibid. 17), « Le troisième jour » (ibid. 20), « Le quatrième jour » (ibid. 23), « Le cinquième jour » (ibid. 26), « Le sixième jour » (ibid. 29), « Et le septième jour » (ibid. 32), « Le huitième jour » (ibid. 35) sont neuf passages, tous fermés. « Et Moïse parla » (ibid. 30, 2), « L’Éternel parla » (ibid. 31, 1) sont tous les deux ouverts. « Moïse et Eléazar sortirent » (ibid. 13), « Eléazar dit » (ibid. 21), « Et l’Éternel dit » qui introduit le paragraphe commençant par « Fais le relevé » (ibid. 25-26) sont tous les trois fermés. « Or, de nombreux troupeaux » (ibid. 32, 1) est ouvert. « Ils dirent : Si nous avons trouvé » (ibid. 5), « Alors ils s’approchèrent de lui » (ibid. 16) sont tous les deux fermés. « Moïse leur répondit » (ibid. 20), « Voici les étapes » (ibid. 33, 1) sont tous les deux ouverts. « C’est alors que le cananéen apprit » (ibid. 40), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « dans les plaines » (ibid. 50) sont tous les deux fermés. « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Ordonne aux enfants d’Israël » (ibid. 34, 1-2), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Voici les noms » (ibid. 16-17), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « dans les plaines de Moav » (ibid. 35, 1), « Et l’Éternel parla » qui introduit le paragraphe commençant par « Parle aux enfants d’Israël » (ibid. 9-10), « Les chefs de famille se présentèrent » (ibid. 36, 1) sont tous les cinq ouverts. Les passages ouverts du livre des Nombres sont au nombre de 92, les passages fermés au nombre de 66, ce qui fait au total 158 passages.

Livre du Deutéronome : « L’Éternel me dit » (Deut. 2, 2), « Changeant de direction » (ibid. 8), « L’Éternel parla » (ibid. 17), « L’Éternel me dit : Vois » (ibid. 31), « J’ai demandé grâce » (ibid. 3, 23) sont tous les cinq fermés. « Et maintenant, Israël » (ibid. 4, 1), « Lorsque tu auras des enfants » (ibid. 25), « Alors il désigna » (ibid. 41), « Moïse convoqua » (ibid. 5, 1) sont tous les quatre ouverts. « Je suis » (ibid. 6), « Tu n’invoqueras point » (ibid. 11), « Garde » (ibid. 12), « Honore » (ibid. 16), « Tu ne commettras point d’homicide » (ibid. 17), « Tu ne commettras pas d’adultère » (ibid.), « Tu ne voleras pas » (ibid.), « Tu n’élèveras pas la voix » (ibid.), « Tu ne convoiteras pas » (ibid. 18), « Tu ne désireras pas » (ibid.), « Ces paroles » (ibid. 19) sont onze passages, tous fermés. « Écoute Israël » (ibid. 6, 4) est ouvert. « Or, donc, lorsque l’Éternel ton D.ieu t’aura conduit » (ibid. 10), « Ne tentez pas » (ibid. 16), « Quand ton fils te demandera » (ibid. 20), « Lorsqu’Il t’aura fait entrer » (ibid. 7, 1) sont tous les quatre fermés. « Ce sera si » (ibid. 12) est ouvert. « Peut-être diras-tu » (ibid. 17) est fermé, « Chaque commandement » (ibid. 8, 1), « Mais si tu oublies » (ibid. 19), « Écoute, Israël » (ibid. 9, 1), « En ce temps » (ibid. 10, 1), « Et maintenant, Israël » (ibid. 12) sont tous les cinq ouverts. « Car le pays » (ibid. 11, 10), « Et ce sera, si vous écoutez » (ibid. 13), « Si vraiment vous observez » (ibid. 22), « Regarde, je » (ibid. 26), « Ce sera lorsque l’Éternel t’aura conduit » (ibid. 29), « Quand Il aura étendu » (ibid. 12, 20), « Lorsqu’Il aura détruit » (ibid. 29) sont sept passages, tous fermés. « S’il s’élève » (ibid. 13, 2) est ouvert. « S’il te séduit » (ibid. 7), « Si tu entends dire » (ibid. 13), « Vous êtes fils » (ibid. 14, 1), « Tu ne mangeras point » (ibid. 3), « Voici ce que vous mangerez » (ibid. 9), « De tout oiseau pur » (ibid. 11) sont six passages, tous fermés. « Prends la dîme » (ibid. 22) est ouvert. « Au bout de trois ans » (ibid. 28), « Tous les sept ans » (ibid. 15, 1), « S’il y a chez toi un pauvre » (ibid. 7), « S’il t’est vendu » (ibid. 12) sont tous les quatre fermés. « Tout premier-né » (ibid. 19), « Observe le mois » (ibid. 16, 1) sont tous les deux ouverts. « Sept semaines » (ibid. 9) est fermé. « La fête des Tentes » (ibid. 13) est ouvert. « Des juges et des magistrats » (ibid. 18), « Tu ne planteras pas » (ibid. 21), « Tu n’immoleras » (ibid. 17, 1), « S’il se trouve, en ton milieu » (ibid. 2) sont tous les quatre fermés. « Si un cas te dépasse » (ibid. 8) est ouvert. « Lorsque tu viendras » (ibid. 14), « Il n’y aura pas pour les prêtres » (ibid. 18, 1), « Et voici quel sera » (ibid. 3), « Si le lévite vient » (ibid. 6), « Lorsque tu seras venu » (ibid. 9), « Lorsqu’Il aura détruit » (ibid. 19, 1) sont tous les six fermés. « Mais si quelqu’un » (ibid. 11) est ouvert. « Tu ne reculeras pas » (ibid. 14), « Un seul témoin ne sera pas valable » (ibid. 15), « Lorsque tu partiras en guerre » (ibid. 20, 1), « Lorsque tu t’approcheras d’une ville » (ibid. 10), « Lorsque tu assiègeras une ville » (ibid. 19) sont tous les cinq fermés. « Si l’on trouve un cadavre » (ibid. 21, 1) est ouvert. « Lorsque tu partiras en guerre » (ibid. 10), « Si un homme a » (ibid. 15), « Si un homme a » (ibid. 18), « Si un homme est » (ibid. 22), « Tu ne pourras voir le bœuf » (ibid. 22, 1), « Tu ne pourras voir l’âne » (ibid. 4), « Il n’y aura pas de vêtement masculin » (ibid. 5) sont sept passages, tous fermés. « Si tu rencontres » (ibid. 6) est ouvert. « Quand tu bâtiras » (ibid. 8), « Tu ne laboureras pas » (ibid. 10), « Des franges » (ibid. 12), « Si un homme épouse une femme » (ibid. 13), « Mais si la chose est vraie » (ibid. 20), « Si l’on trouve un homme » (ibid. 22), « Si une fille vierge est » (ibid. 23), « Mais si c’est dans les champs qu’est trouvée » (ibid. 25), « Si un homme rencontre » (ibid. 28), « Un homme ne prendra pas » (ibid. 23, 1), « L’homme aux testicules écrasées » (ibid. 23, 2), « Le bâtard n’entrera pas » (ibid. 3), « L’Ammonite n’entrera pas » (ibid. 4), « N’aie pas l’Édomite en horreur » (ibid. 8), « Lorsque tu sortiras camper » (ibid. 10), « Tu ne livreras pas » (ibid. 16), « Il n’y aura pas de prostituée » (ibid. 18), « Tu ne prêteras pas à usure » (ibid. 20), « Si tu fais un vœu » (ibid. 22), « Si tu entres dans la vigne » (ibid. 25), « Si tu entres dans le champ non encore moissonné » (ibid. 26), « Si un homme a pris une femme » (ibid. 24, 1), « Si un homme prend une nouvelle femme » (ibid. 5), « S’il se trouve » (ibid. 7), « Veille avec soin à la plaie de la lèpre » (ibid. 8), « Si tu as consenti à ton prochain » (ibid. 10), « Tu n’opprimeras pas le journalier, pauvre » (ibid. 14), « Les pères ne mourront pas » (ibid. 16), « Tu ne détourneras pas » (ibid. 17), « Lorsque tu feras la moisson » (ibid. 19), « Lorsque tu gauleras » (ibid. 20), « S’il y a une dispute » (ibid. 25, 1), « Si des frères demeurent » (ibid. 5), « Si des hommes se querellent » (ibid. 11), « Tu n’auras pas dans ta bourse » (ibid. 13) sont trente-cinq passages, tous fermés. « Souviens-toi de ce qu’a fait » (ibid. 17), « Or, lorsque tu seras entré » (ibid. 26, 1) sont tous les deux ouverts. « Lorsque tu auras achevé de prélever la dîme » (ibid. 12), « En ce jour » (ibid. 16) sont tous les deux fermés. « Moïse et les Anciens d’Israël donnèrent cet ordre » (ibid. 27, 1) est ouvert. « Et Moïse parla » (ibid. 9), « Et Moïse donna cet ordre au peuple » (ibid. 11), « Maudit soit l’homme » (ibid. 15), « Maudit soit celui qui avilit » (ibid. 16), « Maudit soit celui qui déplace » (ibid. 17), « Maudit soit celui qui égare » (ibid. 18), « Maudit soit celui qui détourne » (ibid. 19), « Maudit soit celui qui couche avec toute bête » (ibid. 21), « Maudit soit celui qui couche avec sa sœur » (ibid. 22), « Maudit soit celui qui couche avec sa belle-mère » (ibid. 23), « Maudit soit celui qui frappe » (ibid. 24), « Maudit soit celui qui accepte un présent occulte » (ibid. 25), « Maudit soit celui qui ne maintiendra pas » (ibid. 26) sont treize passages, tous fermés. « Or, si tu écoutes bien » (ibid. 28, 1), « Mais si tu n’écoutes pas » (ibid. 15) sont tous les deux ouverts. « Voici les paroles de l’Alliance » (ibid. 69) est fermé. « Moïse convoqua » (ibid. 29, 1), « Vous voici tous debout » (ibid. 9) sont tous les deux ouverts. « Lorsque cela adviendra » (ibid. 30, 1), « Car cette loi » (ibid. 11), « Regarde, je mets » (ibid. 15) sont tous les trois fermés. « Moïse alla » (ibid. 31, 1) est ouvert. « Moïse appela » (ibid. 7) est fermé. « L’Éternel dit à Moïse : Voici » (ibid. 14), « Prêtez l’oreille, cieux » (ibid. 32, 1), « Moïse vint » (ibid. 44), « L’Éternel parla à Moïse en » (ibid. 48), « Voici la bénédiction » (ibid. 33, 1) sont tous les cinq ouverts. « Et ceci il dit de Juda » (ibid. 7) est fermé. « Et de Lévi » (ibid. 8) est ouvert. « De Benjamin » (ibid. 12), « De Joseph » (ibid. 13), « De Zabulon » (ibid. 18), « De Gad » (ibid. 20), « De Dan » (ibid. 22), « D’Asher » (ibid. 24), « Moïse monta » (ibid. 34, 1) sont sept passages, tous fermés. Les passages ouverts de ce livre sont au nombre de 34, les passages fermés sont au nombre de 124, ce qui fait au total 158 passages. Les passages ouverts de toute la Thora sont au nombre de 290, les passages fermés au nombre de 379, ce qui fait au total 669 passages.

La forme du Cantique Haazinou : chaque ligne doit avoir au milieu un espace semblable à celui qui précède un passage « fermé ». Ainsi, chaque ligne est partagée en deux. Il est écrit sur soixante-dix lignes. Tels sont les mots au début de chaque ligne : Haazinou, Yaarof, Kisséirim, Ki, Hatsour, E-l, Chi’het, Haleachem, Halo, Zekhor, Cheal, Behan’hel, Yatsev, Ki, Ymtsaéou, Yessovévénéhou, Kenécher, Yfross, Hachem, Yarkivéhou, Vayénikéhou, ‘Hémeat, Benei, Védam, Chamanta, Vaynabel, Beto’évot, Elokim, Lo, Vatichka’h, Mika’as, Ereéh, Banim, Ki’assouni, Begoy, Vatikad, Vatelahet, ‘Hitsaï, Vékétev, Im, Oumé’hadarim, Yonek, Achbita, Pène, Vélo, Véèyne, Yavinou, Ouchenaïm, Vachem, Véoïvenou, Oumichadmot, Achkelot, Véroch, ‘Hatoum, Leète, Vé’hach, Véal, Vééfess, Tsour, Ychtou, Yehi, Véèyne, Ma’hatsti, Ki, Im, Achiv, Achkir, Midam, Harninou, Vénakam, tels sont les mots au début de chaque ligne. Tels sont les mots qui sont au début du milieu de la seconde moitié de chaque ligne, figurant donc au milieu de la colonne : Vétichma, Tizal, Vékhirvivim, Havou, Ki, Tsadik, Dor, Am, Hou, Binou, Zekénékha, Behafrido, Lémispar, Yaakov, Ouvetohou, Itsrénéhou, Al, Yssaéhou, Véèyne, Vayokhal, Véchémène, Im, Im, Vaychmane, Vaytoch, Yakniouhou, Yzbe’hou, ‘Hadachim, Tsour, Vayar, Vayomer, Ki, Hem, Vaani, Ki, Vatokhal, Asspé, Mézé, Véchène, Mi’houts, Gam, Amarti, Loulei, Pène, Ki, Lou, Eikha, Im, Ki, Ki, Anavémo, ‘Hamat, Halo, Li, Ki, Ki, Ki, Véamar, Acher, Yakoumou, Reou, Ani, Véèyne, Véamarti, Véto’hez, Vélimssaneaï, Vé’harbi, Méroch, Ki, Vékhiper.

Le Cantique de la Mer est écrit sur trente lignes : la première ligne est écrite normalement ; Quant aux autres lignes, il faut laisser, sur l’une, un intervalle au milieu, et sur l’autre, deux intervalles au milieu, de sorte que la ligne est partagée en trois. Ainsi, l’intervalle blanc de chaque ligne fait face à l’écriture de la ligne du dessous et du dessus et l’écriture de chaque ligne fait face à l’intervalle de la ligne du dessous et du dessous.

Telle est sa forme (voir texte hébreu).

Dans toute la Thora, pour les cantiques comme pour les autres passages, il faut faire en sorte qu’une lettre soit très proche de l’autre, sans toutefois la toucher. Il ne faut pas qu’elles soient éloignées, afin qu’un mot n’apparaisse pas comme deux mots ; plutôt, l’espace entre une lettre et l’autre doit être comme la largeur d’un cheveu. Si une lettre est éloignée d’une autre au point que le mot apparaisse comme deux mots pour un enfant qui n’est pas habitué à lire ce mot, le rouleau de la Thora est invalide jusqu’à rectification.

Chapitre neuf : Fabrication d’un rouleau de la Thora

Le chapitre huit a pour objet les intervalles à respecter entre les différents passages de la Thora. On fait la distinction entre passages « fermés » et passages « ouverts ». Cette distinction amène à faire une énumération de l’ensemble des 669 passages de la Thora et à les catégoriser.

  1. Il ne convient pas de faire un rouleau de la Thora dont la longueur dépasse la mesure du pourtour, ni dont la mesure du pourtour dépasse la longueur. Quelle doit être sa longueur ? Lorsqu’on utilise un parchemin fait d’une peau entière (gvil), la longueur doit être de six tefa’him, c’est-à-dire 24 doigts en prenant comme référence la largeur du pouce. Si l’on utilise un parchemin qui est un klaf, plus fin, sa longueur peut être inférieure ou supérieure à cela, pourvu que sa longueur soit égale à son pourtour. De même, dans le cas d’un parchemin fait d’une peau entière (gvil), si le scribe a utilisé un gvil de moins de six tefa’him de long et a réduit la taille de l’écriture, ou bien s’il a utilisé un gvil de plus de six tefa’him et a augmenté la taille de l’écriture, de sorte que le pourtour soit égal à la longueur, cela est conforme à la mitsva.
  1. Telle est la taille des marges : en bas – quatre doigts, en haut – trois doigts, entre chaque colonne – deux doigts. C’est pourquoi il faut laisser au début et à la fin de chaque feuille de parchemin un espace de la largeur d’un doigt, ainsi que la place pour la couture. De la sorte, quand on coudra le parchemin, il y aura, dans tout le rouleau, un espace de deux doigts entre chaque colonne. Il faut de même laisser suffisamment de parchemin au début et à la fin du rouleau pour pouvoir l’enrouler sur les montants en boisToutes ces mesures sont requises a priori, mais elles ne sont pas une condition sine qua non à la validité du rouleau : ainsi, si l’on a diminué ou augmenté l’une d’elles, cela n’invalide pas le rouleau.
  1. Comment peut-on faire en sorte que la longueur du rouleau de la Thora soit égale à la mesure de son pourtour ? On commence par faire des feuilles de parchemin rectangulaires d’une largeur identique de six tefa’him. Puis, on enroule les feuilles, en faisant un rouleau très bien serré. On ajoute des feuilles, que l’on continue de serrer aux autres, jusqu’à ce que le rouleau ait un pourtour de six tefa’him, égal à la largeur du parchemin. On mesure le pourtour avec un fil de soie, que l’on entoure autour du rouleau.
  1. Puis, on confectionne une règle droite, d’une longueur équivalente à quarante ou cinquante doigts, et l’on divise un doigt de la règle en deux, en trois et en quatre, afin de pouvoir prendre la mesure d’un demi-doigt, d’un quart de doigt, ou d’autres fractions d’unité semblables. On mesure chaque feuille de parchemin avec cette règle, afin de déterminer le nombre de doigts qu’elle comprend, et ainsi le nombre de doigts de toute la longueur du rouleau.
  1. Puis, on prend deux ou trois autres feuilles de parchemin pour tester la taille de l’écriture et l’on y écrit une colonne. On sait déjà qu’une colonne fait dix-sept doigts de long, car sur les vingt-quatre doigts de la hauteur du parchemin, il faut laisser une marge de trois doigts en haut et une marge de quatre doigts en bas, il reste donc dix-sept doigts pour l’écriture. En revanche, la largeur de la colonne dépend de l’écriture, selon qu’elle est fine ou épaisse. De même, le nombre de lignes d’une colonne varie selon la taille l’écriture, car il doit y avoir un espace d’une ligne entre chaque ligne d’écriture.
  1. Après avoir écrit la colonne d’essai à son gré, on mesure la largeur de la colonne avec la règle graduée en doigts. On ajoute à la largeur de la colonne les deux doigts d’intervalle entre chaque colonne, et on calcule ainsi le nombre de colonnes que ce rouleau pourra contenir si l’on utilise l’écriture du test. On détermine alors, à l’aide du livre utilisé comme référence, la quantité de texte écrite dans cette colonne d’essai, rapportée à la Thora tout entière, et on fait le calcul en conséquence.

(a) Si le nombre de colonnes comprises dans ce rouleau, suivant cette taille d’écriture, correspond à ce qu’il faut pour écrire toute la Thora, c’est bien.

(b) Si le calcul indique qu’il y a dans le rouleau plus de colonnes qu’il n’en faut pour écrire toute la Thora, il faut élargir la taille de l’écriture, de façon à diminuer le nombre de colonnes qui seront contenues dans le rouleau. On refait alors un essai avec une écriture plus large sur une autre colonne.

(c) Inversement, si le calcul indique que l’écriture de toute la Thora prendra plus de colonnes qu’il n’y en a dans ce rouleau, il faut réduire la taille de l’écriture, de façon à augmenter le nombre de colonnes comprises dans le rouleau. On refait alors un essai sur une autre colonne avec une écriture plus petite.

On fait ainsi des essais, colonne après colonne, jusqu’à ce que le calcul tombe juste et que le nombre de colonnes du rouleau corresponde au nombre de colonnes requises pour écrire toute la Thora.

Une fois que l’on a déterminé la largeur de chaque colonne et la taille de l’écriture, on commence à écrire sur les feuilles de parchemin composant le rouleau préparé.

  1. On divise tout d’abord chaque parchemin en colonnes, en les marquant de lignes d’une taille correspondant à la largeur de la colonne de l’essai concluant. Lorsqu’il reste trois ou quatre doigts en plus à la fin d’une feuille de parchemin après la dernière colonne, on laisse un espace correspondant à la largeur d’un doigt et l’espace nécessaire à la couture et on coupe le reste. Il ne faut pas se soucier d’un bouleversement conséquent du calcul, car on aura finalement besoin d’ajouter d’autres feuilles de parchemin au rouleau, équivalentes à tous les surplus de parchemin coupés. Il n’est pas nécessaire de faire un calcul pour cela, car le fait de respecter la taille prévue de l’écriture obligera systématiquement à étendre le rouleau suivant le nombre de colonnes calculées initialement.
  1. De même, celui qui désire faire un rouleau dont la largeur est supérieure ou inférieure à six tefa’him doit faire le calcul de cette manière. Il obtiendra ainsi une longueur égale à la mesure du pourtour – ni moins ni plus –, à condition qu’il ne fasse pas d’erreur de calcul.
  1. La largeur du « pouce » mentionnée dans toutes ces mesures et dans toutes les autres mesures de la Thora correspond à celle du doigt d’un homme moyen. Nous avons déjà déterminé sa mesure avec précision, et avons trouvé que sa largeur équivaut à celle de sept grains d’orge moyens serrés l’un à côté de l’autre, ce qui correspond à la longueur de deux grains d’orge mesurés généreusement. Le téfa’h mentionné partout correspond à la largeur de quatre de ces doigts, et la coudée à six tefa’him.
  1. Dans le rouleau de la Thora que j’ai écrit, chaque colonne a une largeur de quatre doigts. Dans le Cantique de la Mer et le Cantique Haazinou, la largeur de chacune des deux colonnes est de six doigts. Le nombre de lignes de chaque colonne est de 51. Le nombre de colonnes du rouleau entier est de 226 et la longueur horizontale de tout le rouleau est d’environ 1366 doigts.
  1. Ces six doigts supplémentaires dans le compte servent pour les marges au début et à la fin du rouleau. Les peaux sur lesquelles j’ai écrit mon rouleau de la Thora sont des peaux de bélier. Si tu désires écrire un rouleau de la Thora en suivant exactement ou approximativement ces mesures, c’est-à-dire avec une, deux ou trois colonnes en moins ou en plus, aucun compte ne sera nécessaire ; tu obtiendras automatiquement une longueur égale au pourtour.
  1. Une feuille de parchemin ne doit contenir ni moins de trois colonnes, ni plus de huit. Si une feuille est suffisamment large pour contenir neuf colonnes, on la coupe en deux parties : l’une contenant quatre colonnes, l’autre cinq. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Au début ou au milieu du rouleau. En revanche, à la fin du rouleau, même s’il reste un seul verset à écrire pour une feuille, ce verset sera écrit sur une feuille à part, qui sera cousue aux autres feuilles du rouleau.
  1. Pour coudre les parchemins, on n’utilise que des fils faits à partir de tendons pris d’un animal domestique ou sauvage d’une espèce cachère, fût-il nevéla ou tréfa, de la même manière que pour les tefiline. Cette règle est une loi transmise à Moïse sur le Sinaï. C’est pourquoi, un rouleau de la Thora cousu avec autre chose que des tendons, ou avec les tendons d’un animal d’une espèce non cachère, est invalide, jusqu’à ce que les coutures soient défaites, et que le rouleau soit recousu conformément à la loi.
  1. Lorsque l’on coud tous les parchemins, on ne coud pas le parchemin tout entier du début à la fin c’est-à-dire sur toute la hauteur, mais on laisse en haut et en bas un petit espace non cousu, afin que le parchemin ne se déchire pas au milieu lorsqu’on l’enroule. On prépare deux montants en bois, un pour chaque extrémité du rouleau. Les marges du parchemin laissées au début et à la fin du rouleau sont cousues aux montants à l’aide des tendons, afin que le parchemin s’enroule sur les montants. On laisse un espace entre le montant et l’écriture dans les colonnes.
  1. Si l’une des feuilles de parchemin d’un rouleau de la Thora se déchire et que la déchirure s’étend sur deux lignes, en passant entre les lettres des mots, la déchirure sera cousue. Si la déchirure s’étend sur trois lignes, elle ne pourra pas être cousue, et la feuille devra être retirée et remplacéeDans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour un parchemin « ancien » sur lequel le travail à la noix de galle n’est plus visible. En revanche, si l’on remarque encore que le parchemin a été travaillé à la noix de galle, même si la déchirure s’étend sur trois lignes, on la coud. De même, s’il y a une déchirure entre deux colonnes ou entre deux mots, on la coud. Toutes les déchirures ne doivent être cousues qu’à l’aide de tendons semblables à ceux que l’on utilise pour la couture des parchemins entre eux. À chaque fois qu’il y a une déchirure, le scribe doit prêter attention à ce qu’aucune lettre ne manque ou ne soit déformée.

Chapitre dix : Sainteté d’un rouleau de la Thora

Après un bref récapitulatif des différents critères susceptibles d’invalider un rouleau de la Thora, le chapitre dix évoque le respect à l’égard d’un rouleau satisfaisant toutes les exigences de la loi. Le rouleau ne peut être posé n’importe où, et sa manipulation exige de grandes précautions. Le respect dû au rouleau de la Thora s’étend à ses accessoires qui, tel son étui, ne peuvent être jetés une fois usés.

  1. Tu apprends donc qu’il y a vingt facteurs pouvant invalider un rouleau de la Thora. Si l’un d’eux se présente, le rouleau de la Thora est considéré comme un ‘houmach utilisé pour l’instruction des enfants : il n’a pas la sainteté d’un rouleau de la Thora et n’est pas utilisé pour la lecture publique. Ce sont :

1) s’il est écrit sur la peau d’un animal d’une espèce non cachère ;

2) s’il est écrit sur la peau d’un animal cachère, qui n’a pas été travaillée ;

3) si la peau n’a pas été travaillée expressément pour servir au rouleau de la Thora ;

4) s’il a été écrit à un endroit du parchemin qui ne convient pas pour l’écriture, c’est-à-dire du côté de la chair sur un gvil ou du côté des poils sur un klaf,

5) s’il a été écrit en partie sur un gvil et en partie sur un klaf ;

6) s’il a été écrit sur un doukhsoustos ;

7) s’il a été écrit sur un parchemin non ligné ;

8) si l’encre utilisée pour l’écriture n’est pas de l’encre noire qui subsiste ;

9) s’il a été écrit en une autre langue que la langue sainte ;

10) s’il a été écrit par un hérétique ou par toute autre personne disqualifiée pour écrire ;

11) si les noms de D.ieu ont été écrits sans l’intention requise ;

12) si ne serait-ce qu’une seule lettre a été omise ;

13) si ne serait-ce qu’une seule lettre a été ajoutée ;

14) si une lettre en touche une autre ;

15) si la forme d’une lettre est altérée au point de n’être pas du tout lisible ou de ressembler à une autre lettre, que le défaut soit dans l’écriture même ou qu’il soit dû à un trou, à une déchirure ou à une tache ;

16) si un espace trop grand ou trop petit a été fait entre deux lettres, de sorte qu’un seul mot paraît comme deux mots, ou que deux mots paraissent comme un seul mot ;

17) si la forme des passages ouverts ou fermés a été modifiée ;

18) si la forme des cantiques a été modifiée ;

19) si un autre passage du texte a été écrit suivant la forme d’un cantique ;

20) si les parchemins ont été cousus avec autre chose que les tendons d’un animal pur. Les autres règles énoncées sont des prescriptions qu’il faut respecter a priori, mais ne sont pas indispensables.

 

  1. Un rouleau de la Thora valide est un objet de haute sainteté qui doit être traité avec une grande révérence. Il est défendu de vendre un rouleau de la Thora, même si l’on n’a pas de quoi se nourrir. Et ce, même si l’on possède déjà plusieurs rouleaux de la Thora. Il est même défendu de vendre un vieux rouleau de la Thora pour en acheter un neuf. Un rouleau de la Thora ne doit jamais être vendu, si ce n’est pour l’une des deux raisons suivantes : afin d’utiliser l’argent de la vente pour étudier la Thora ou pour se marier. Et ce, à condition de ne pas avoir autre chose à vendre.
  1. Lorsqu’un rouleau de la Thora est devenu usé ou invalide, on le place dans un contenant en terre cuite et on l’enterre près de la sépulture d’un érudit. C’est la façon appropriée de le « mettre de côté ». Lorsque les bandes de tissu qui enveloppent des rouleaux de la Thora deviennent usées, on les utilise comme vêtements mortuaires pour un mort laissé à l’abandon. C’est la façon appropriée de les « mettre de côté ».
  1. L’étui préparé pour un rouleau de la Thora et dans lequel le rouleau a déjà été placé, et de même, les bandes de tissu autour des rouleaux, l’arche dans laquelle on dépose le rouleau, le meuble sur lequel on place le rouleau de la Thora lors de la lecture – bien que le rouleau se trouve dans son étui – et de même, le siège fait pour poser le rouleau de la Thora et sur lequel il a déjà été posé, sont tous des accessoires saints, et il est défendu de les jeter. Lorsqu’ils s’usent ou qu’ils se brisent, ils doivent être mis de côté. En revanche, les estrades sur lesquelles se tient l’officiant en tenant le rouleau de la Thora, et les tablettes sur lesquelles on écrit pour l’enseignement des enfants, n’ont pas de sainteté. De même, les grenades d’argent et d’or, et ce qui est semblable, que l’on fait comme ornement pour le rouleau de la Thora, sont des accessoires sacrés, et il est défendu d’en faire un usage profane, à moins qu’elles ne soient vendues en vue d’acheter un rouleau de la Thora ou un ‘houmach avec l’argent de la vente.
  1. Il est permis de poser un rouleau de la Thora sur un autre, et inutile de dire qu’il est permis de poser un rouleau de la Thora sur des ‘houmach. On peut poser des ‘houmach sur des livres des Prophètes et des Hagiographes. En revanche, on ne doit ni poser les Prophètes et les Hagiographes sur un ‘houmach, ni un ‘houmach sur un rouleau de la Thora. Il est défendu de jeter des écrits saints quels qu’ils soient, même des écrits de Halakhot ou Agadot. Il est défendu d’entrer dans des lieux d’aisance avec des amulettes contenant des textes sacrés, à moins qu’elles ne soient recouvertes d’une peau.

 

  1. On ne doit pas entrer aux bains, dans un lieu d’aisance ou dans un cimetière, en tenant un rouleau de la Thora à la main, même s’il est enveloppé d’un tissu et placé dans son étui. On ne peut pas y lire, tant que l’on ne s’est pas éloigné de quatre coudées du mort, (des bains) ou du lieu d’aisance. On ne doit pas tenir un rouleau de la Thora nu. Il est défendu de s’asseoir sur un lit sur lequel se trouve un rouleau de la Thora.

 

  1. Il est défendu d’avoir des relations conjugales dans une pièce où se trouve un rouleau de la Thora tant qu’il n’a pas été sorti de la pièce ou rangé dans un contenant lui-même rangé dans un autre contenant non spécifique au rouleau de la Thora – mais si ce deuxième contenant est lui aussi spécifique au rouleau de la Thora, il n’ajoute rien au premier contenant, et même dix contenants l’un à l’intérieur de l’autre sont considérés comme un seul contenant – ou encore faudra-t-il ériger devant le rouleau de la Thora une séparation haute de dix tefa’him. Ces deux dernières solutions sont valables uniquement si l’on ne dispose pas d’une autre pièce où poser le rouleau de la Thora. Mais si l’on a une autre pièce, il sera défendu d’avoir des rapports avant d’avoir sorti le rouleau dans l’autre pièce.
  1. Toutes les personnes rituellement impures, même les femmes nidda et même un gentil, ont le droit de tenir un rouleau de la Thora et d’y lire, car les paroles de la Thora ne contractent pas l’impureté. Et ce, à condition de ne pas avoir les mains souillées ou salies avec de la boue. Dans un tel cas, on se lave les mains avant de toucher au rouleau de la Thora.
  1. Quiconque voit une personne qui porte un rouleau de la Thora et marche avec celui-ci, est tenu de se lever devant lui. Tous resteront debout jusqu’à ce que le porteur du rouleau s’arrête, l’ayant transporté à l’endroit voulu, ou jusqu’à qu’il disparaisse de leur vue. Ils auront alors le droit de s’asseoir.
  1. C’est une mitsva que de réserver un endroit pour le rouleau de la Thora, et de témoigner énormément d’honneur et de respect à cet endroit. Les paroles inscrites dans les Tables de l’Alliance sont celles qui se trouvent dans chaque rouleau de la Thora. On ne peut ni cracher devant un rouleau de la Thora, ni découvrir sa nudité en sa présence, ni étendre ses jambes, ni le porter sur sa tête comme une charge, ni lui tourner le dos, à moins que le rouleau de la Thora ne soit à une hauteur de dix tefa’him par rapport à soi.
  1. Quand on se rend d’un endroit à l’autre avec un rouleau de la Thora, on ne doit pas mettre le rouleau de la Thora dans un sac, poser le sac sur un âne et chevaucher celui-là. Mais si l’on redoute les voleurs, cela est permis. S’il n’y a pas de crainte à avoir, on le place contre son cœur tout en chevauchant l’animal ou en marchant. Quiconque est assis devant un rouleau de la Thora doit être empreint de sérieux, de crainte et peur, car la Thora est le témoin fidèle, à l’égard du monde entier, de l’élection d’Israël et du lien entre D.ieu et le peuple juif, comme il est dit : « il sera pour toi un témoin ». Il faut lui montrer tous les égards possibles. Les Sages des premières générations ont dit : « Quiconque profane la Thora voit sa personne méprisée par les créatures, et quiconque fait honneur à la Thora voit sa personne honorée par les créatures ».
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