Lois relatives aux célébrations de pèlerinage ​

Introduction

La Thora fait obligation aux hommes d’Israël de monter au Temple, à Jérusalem, trois fois par an, à l’occasion des fêtes de Souccot, Pessa’h et Chavouot et d’y apporter des offrandes. Concernant ces trois fêtes, appelées regalim en hébreu (de la racine reguel, le « pied », qui évoque la montée à Jérusalem en pèlerinage), la Thora prescrit de « paraître » au Temple, de « célébrer » la fête et de s’y « réjouir ». Le Talmud explique qu’il s’agit de trois obligations distinctes et qu’il est fait référence à trois types d’offrandes liées à la fête. On parle ainsi de reiya, l’obligation qui est faite de « paraître » dans le Temple en apportant une offrande holocauste ; ‘haguiga, l’obligation de « célébrer » la fête en apportant une offrande de « paix » (chelamim) ; et sim’ha, les réjouissances, qui consistent à apporter des offrandes de paix en vue de manger la viande durant la fête. Il convient ici de rappeler qu’un sacrifice holocauste (ola) est entièrement consumé sur l’autel alors que dans le cas d’un sacrifice de paix (chelamim), la viande du sacrifice revient en grande partie à la personne qui l’a apportée. Les deux premiers chapitres présentent les détails de ces obligations. La Thora fait également devoir d’inviter à sa table les pauvres ainsi que les lévites (qui n’ont pas de part en terre d’Israël) afin de les réjouir durant la fête.

Le troisième chapitre est consacré au hakhel, le rassemblement de tout le peuple d’Israël qui a lieu une fois tous les sept ans, à l’issue du premier jour de la fête de Souccot de l’année qui suit la chemita. Ce rassemblement concerne hommes, femmes et enfants. Tous se doivent d’être présents pour écouter les paroles de la Thora et se raffermir dans leur attachement à la foi de vérité. Cette expérience, absolument unique, est comparée par son ampleur et sa solennité au don de la Thora sur le mont Sinaï.

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