Lois relatives au service du jour de Kippour​

Introduction

Dans ce thème, le Rambam expose les procédures et rituels sacrificiels spécifiques à Yom Kippour. En plus des offrandes et procédures quotidiennes, accomplies aussi le jour de Kippour et en plus des offrandes de moussaf qui y ont lieu comme les autres jours de fête, Yom Kippour comprend des procédures uniques, propres à ce jour, destinées à procurer l’expiation à tout le peuple d’Israël, une fois dans l’année (voir Ex. 16, 34). L’une des particularités est que tout le service doit être effectué par le grand-prêtre. Par ailleurs, c’est le seul jour de l’année où le grand-prêtre entre pour le service dans le lieu le plus saint du Temple, le Saint des saints.  U – aussi bien les procédures habituelles que le service spécifique à ce jour – doit

Les procédures liées à la sainteté du jour sont le bouc et le taureau que le grand-prêtre apporte de ses fonds propres – le taureau provient de ses fonds propres mais il appartient conjointement à tous les cohanim – et les deux boucs apportés par le peuple. Le taureau du grand-prêtre est offert en tant qu’expiatoire brûlé et son sang est aspergé dans le Saint des saints et dans le Kodech, alors que le bouc est offert en tant qu’holocauste. Avant d’abattre son taureau, le grand-prêtre se confessera, à deux reprises, en imposant ses mains dessus : la première fois, pour avouer ses fautes et celles des membres de sa maison devant D.ieu ; et la deuxième, pour avouer devant D.ieu les fautes de l’ensemble des cohanim. Concernant les deux boucs apportés par le peuple, on procède à un tirage au sort pour déterminer celui des deux qui sera offert en tant qu’expiatoire brûlé et celui qui sera envoyé à Azazel. Avant que le bouc soit envoyé à Azazel, le grand-prêtre imposera ses mains dessus et avouera devant D.ieu les fautes de tout le peuple d’Israël ; le bouc sera ensuite envoyé dans le désert et précipité depuis une falaise.

Pour le service spécifique de Yom Kippour, le grand-prêtre porte des vêtements de lin, au nombre de quatre : une tunique, un caleçon, une ceinture et un turban. On les appelle les « vêtements blancs », à la différence des « vêtements d’or », à savoir les huit vêtements que le grand-prêtre porte habituellement. Mais il effectue les tâches du service habituel avec ses huit vêtements. Ainsi, tout au long de la journée, le grand-prêtre changera de vêtements. À chaque fois qu’il change de vêtements, il se lave les mains et les pieds avant et après et s’immerge au mikvé. Au cours de la journée, il se lavera les mains et les pieds dix fois et s’immergera cinq fois dans un mikvé.

Il faut rappeler que le Rambam traite ici Yom Kippour uniquement sur le plan des sacrifices, les lois relatives au jeûne et à la cessation d’activité en ce jour ayant déjà été exposées dans le troisième livre du Michné Thora, le livre des Temps.

Le jour de Kippour est défini dans la Thora comme « jour unique dans l’année », le jour qui fait expiation pour les fautes du peuple d’Israël.

Dans les trois premiers chapitres, le Rambam décrit les procédures spécifiques à ce jour. Dans le chapitre quatre, il décrit en détail le déroulement de la journée, qui comprend les procédures similaires à celles de tous les et les procédures spécifiques précédemment décrites. Enfin, dans le chapitre cinq, il traite des différentes irrégularités possibles au cours du service.

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