Lois relatives au rituel des offrandes
Chapitre dix-sept
Ce chapitre porte sur l’accomplissement d’un vœu ou d’un don qui porte sur certaines offrandes de farine, de vin ou d’huile. Il clôture les quatre chapitres relatifs aux offrandes votives (neder) ou volontaires (nedava).
- Celui qui fait vœu d’une oblation cuite au four ne doit pas apporter une oblation cuite au koupa’h , ni cuite sur des tuiles brûlantes, ni dans un chaudron des bédouins .
- Celui qui a dit : « Je prends sur moi d’apporter une oblation préparée dans une poêle (ma’havat)» et a apporté une oblation préparée dans un poêlon (mar’héchet) ou qui a dit : « Je prends sur moi d’apporter une oblation préparée dans un poêlon (mar’héchet) » et a apporté une oblation préparée dans une poêle (ma’havat), il a apporté ce qu’il a apporté, autrement dit, son oblation est valable, mais il n’est pas quitte de son obligation . S’il a dit concernant un issarone de fine fleur de farine se trouvant devant lui : « Je prends sur moi d’apporter celui-ci comme oblation dans un poêlon » et qu’il l’a apporté en le préparant dans une poêle ou s’il l’a destiné comme oblation préparée dans une poêle et qu’il l’a apporté en le préparant dans un poêlon, l’oblation est disqualifiée parce qu’il a destiné l’issarone de farine pour une certaine oblation et n’a pas respecté la destination. Il en va de même pour tout cas semblable. De même, s’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter deux issarone de fine fleur de farine dans un récipient » et qu’il les a apportés dans deux récipients , ou s’il a dit : « Je prends sur moi de les apporter dans deux récipients » et qu’il les a apportés dans un seul récipient, il a apporté ce qu’il a apporté – autrement dit, son oblation est valable – mais il n’est pas quitte de son obligation car il n’a pas apporté une oblation correspondant à son vœu , ainsi qu’il est dit : « La parole sortie de tes lèvres, tu l’exécuteras, comme tu as fait vœu pour l’Éternel ».
- S’il a dit, à propos de deux issarone de fine fleur de farine se trouvant devant lui: « Je prends sur moi d’apporter ceux-ci en oblation dans un seul récipient sacerdotal » et les a finalement apportés dans deux récipients ou s’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter ceux-ci dans deux récipients » et les a finalement apportés dans un seul récipient, ils sont disqualifiés et ne peuvent pas être offerts, parce qu’il n’a pas respecté la désignation . Dans le cas de celui qui n’a pas déterminé le nombre de récipients au moment de la formulation de son vœu et qui a simplement dit : « Je prends sur moi d’apporter deux issarone », s’il a ensuite déterminé ce nombre au moment de mettre de côté les deux issarone de farine pour son oblation, et les a mis de côté dans deux récipients , mais que, finalement, il ne les a apportés dans un seul récipient sacerdotal, ils sont valables comme oblation, bien qu’il n’ait pas respecté ce qu’il a déterminé au moment où il a mis de côté la farine. Car il est dit : « comme tu as fait vœu » et non « comme tu as mis de côté », autrement dit, il est tenu d’accomplir la déclaration qu’il a faite au moment de la formulation de son vœu, mais non ce qu’il a déterminé par la suite, après avoir déjà formulé son vœu . Quelqu’un a dit : « Je prends sur moi d’apporter deux issarone dans un seul récipient sacerdotal » et les a ensuite apportés dans deux récipients ; les gens, voyant cela, lui ont dit : « tu as fait vœu de les apporter dans un seul récipient ». S’il n’a pas fait cas de leurs remarques et a offert les deux issarone dans deux récipients, ils sont disqualifiés . Mais s’il les a offerts dans un seul récipient, ils sont valables comme offrande, car son vœu a été respecté .
- Quelqu’un a dit : « Je prends sur moi d’apporter deux issarone dans deux récipients » et les a ensuite apportés dans un seul récipient sacerdotal ; les gens, voyant cela, lui ont dit : « Tu as fait vœu de les apporter dans deux récipients ». S’il s’est repris etles a offerts dans deux récipients, ils sont acceptés et il est quitte de son oblation . Mais s’il n’a pas fait cas des remarques et les a offerts dans un seul récipient, ces deux issarone sont considérés comme deux oblations qui se sont mélangées .
- Celui qui a dit : « Je prends sur moi d’apporter une oblation », sans préciser de quel type d’oblation il s’agit, apportera l’une des cinq sortes d’oblations qui peuvent être offertes en vœu ou en offrande volontaire. S’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter des oblations », il devra apporter deux (sortes ) d’oblations parmi les cinq. S’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter une sorte d’oblations », il devra apporter deux oblations d’une même sorte. S’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter des sortes d’oblations », il devra apporter deux oblations, de deux sortes distinctes. De même, s’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter des sortes d’oblation » avec le mot « sortes » au pluriel et le mot « oblation » singulier, il apportera deux oblations, de deux sortes distinctes . S’il a spécifié dans son vœu le type d’oblations mais qu’il l’a oublié, il devra apporter les cinq sortes.
- Un particulier ne peut pas apporter une oblation de plus de soixante issarone dans un seul récipient. Et s’il a fait vœu d’apporter plus de soixante issarone, il apportera soixante issarone dans un récipient et le reste dans un second récipient. Car seuls soixante issarone peuvent être mélangés en même temps avec l’huile, mais plus de soixante issarone ne peuvent pas être parfaitementmélangés. Bien que le mélange avec l’huile ne soit pas indispensable, comme nous l’avons expliqué , les Sages ont dit : « pour toute oblation qui se prête au mélange dans l’huile, le mélange n’est pas indispensable ; mais pour toute oblation qui ne se prête pas au mélange dans l’huile, comme une oblation unique de plus de soixante issarone de farine, le mélange est indispensable ».
- Celui qui a dit : « Je prends sur moi d’apporter 121 issarone» apportera cent vingt issarone dans deux récipients – à savoir soixante issarone dans chaque récipient – et un issarone dans un troisième récipient. S’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter un issarone », il apportera un seul issarone. S’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter des issarone », il en apportera deux. S’il a spécifié son vœu en indiquant le nombre d’issarone auquel il s’engageait mais qu’il a oublié le nombre d’issarone qu’il a spécifié, il apportera soixante issarone dans un seul récipient. S’il a oublié le nombre d’issarone ainsi que le type d’oblation spécifiés, il apportera une oblation de soixante issarone de chacun des cinq types d’oblations.
- S’il a précisé son vœu et qu’il oublie ensuite le nombre d’issarone dont il a fait vœu ainsi que le nombre de récipients spécifié dans son vœu, il apportera une suite d’oblations allant de un à soixante issarone dans soixante récipients. Comment cela ? Il apportera un issarone dans un premier récipient, deux issarone dans un deuxième récipient, trois issarone dans un troisième récipient jusqu’à arriver à soixante issarone dans le dernier récipient. Et s’il oublie également le type d’oblation qu’il a déterminé dans son vœu, il apportera dans cet ordre soixante récipients de chaque type d’oblation. Il apportera donc 1830 issarone de chaque type d’oblation.
- Si quelqu’un a dit : « Je prends sur moi d’apporter de l’orge en oblation » ou « un demi-issarone en oblation » ou « une oblation (min’hat) sans huile et oliban », il est exempt d’obligation, car il n’a pas fait don d’une chose que l’on peut offrir. Mais s’il a dit : « Je prends sur moi d’offrir une oblation d’orge » ou « de lentilles » ou « une oblation (min’ha) sans huile et oliban » ou « une oblation d’un demi-issarone », on l’interroge sur son intention. S’il dit : « Je n’ai formulé ce vœu qu’en pensant qu’il était permis d’offrir une telle chose, mais si j’avais su que l’on ne peut offrir qu’un issarone entier de fine fleur de farine, avec de l’huile et de l’oliban, je n’aurais pas formulé de vœu », il est exempt d’obligation. Et s’il dit : « Si j’avais su, j’aurais fait un vœu de quelque chose que l’on peut normalement offrir », il est tenu d’offrir quelque chose de conforme.
- S’il a fait vœu d’un issarone et demi et qu’il dit : « Si j’avais su que l’on n’apporte pas un demi-issarone, j’aurais formulé un vœu conforme à ce que l’on offre », il apportera deux issarone. S’il a dit : « Je prends sur moi d’offrir de la farine » ou « Je prends sur moi d’offrir un demi-issarone » et qu’il n’a pas mentionné le mot oblation, il est exempt d’obligation comme s’il n’avait formulé aucun vœu . De même, celui qui dit : « Je prends sur moi d’offrir un sacrifice de reconnaissance sans pain » ou « Je prends sur moi d’offrir un sacrifice sans libations » est exempt de toute obligation. Mais s’il dit : « Si j’avais su que l’on n’offre pas une telle chose, j’aurais formulé un vœu conforme à ce que l’on voue habituellement », il a l’obligation d’offrir le sacrifice voué comme il se doit .
- Celui qui dit : « Je prends sur moi d’offrir les pains d’un sacrifice de reconnaissance » devra apporter un sacrifice de reconnaissance et son pain, car il est bien connu que l’on n’offre pas de pain sans sacrifice de reconnaissance et on considère donc qu’il a simplement mentionné l’élément final du sacrifice . S’il a dit : « Je prends sur moi d’apporter du pain pour acquitter de cette obligation le sacrifice de reconnaissance d’untel, il apportera le pain pour accompagner le sacrifice de reconnaissance de son ami.
- On peut offrir ou vouer du vin qui sera offerttout seul . On ne fait pas don d’une quantité d’un log de vin, ni de deux log, car il n’y a parmi les libations qui accompagnent les sacrifices ni libations d’un log, ni libations de deux log . Et on ne fait pas don de cinq log, car cinq log de vin ne sont susceptibles de servir ni comme libation pour accompagner le sacrifice d’un seul animal, ni comme libation pour accompagner le sacrifice de deux animaux. En revanche, on peut faire don de trois, quatre, six log et à partir de six et au-delà, parce que ces quantités sont susceptibles de servir comme libation pour accompagner les sacrifices d’animaux.
- Comment cela ? Si l’on a fait vœu de sept log, cette quantité correspond aux libations qui accompagnent le sacrificed’un agneau et d’un bélier . Si l’on a fait vœu de huit log, cela correspond aux libations qui accompagnent le sacrifice de deux béliers. Si l’on a fait vœu de neuf log, cela correspond aux libations qui accompagnent le sacrifice d’un bœuf et d’un agneau ou aux libations de trois agneaux. Si l’on a fait vœu de dix log, cela correspond aux libations qui accompagnent le sacrifice d’un bœuf et d’un bélier, ou aux libations qui accompagnent le sacrifice de deux agneaux et d’un bélier, et ainsi de suite .
- Si quelqu’un a fait vœu de cinq log, on lui dit : « complète jusqu’à six log», parce qu’il a établi que ces cinq log seront apportés tous ensemble en offrande . En revanche, s’il a fait vœu d’un log ou deux, il est exempt d’obligation, car un ou deux log ne sont aptes à être offerts ni entièrement, ni partiellement. On ne fait jamais un don volontaire ou un vœu d’une quantité d’huile inférieure à un log, car il n’existe pas d’oblation de fine fleur de farine plus petite qu’un issarone de farine, et celle-ci doit être mélangée avec un log d’huile .
- Celui qui dit : « Je m’engage à apporter du vin en libation» ne devra pas apporter moins de trois log . S’il dit : « Je m’engage à apporter de l’huile », il ne devra pas apporter moins d’un log. S’il a précisé son vœu et oublié par la suite le nombre de log de vin ou d’huile dont il a fait vœu, il apportera 140 log ; la raison est qu’il n’y a pas de jour dans l’année où la communauté offre davantage de sacrifices que le premier jour de la fête de Souccot qui tombe un chabbat ; or, les libations de ces sacrifices consistent alors en cent quarante log d’huile et autant de vin, comme il sera expliqué dans les lois relatives aux sacrifices quotidiens et supplémentaires .
