Lois relatives à l’offrande de Pessa’h

Introduction

Comme le Rambam l’explique, le livre des offrandes traite de toutes les offrandes individuelles qui présentent des règles particulières. Le premier thème est consacré au sacrifice de Pessa’h. La Thora fait commandement d’apporter en offrande un agneau (ou un chevreau) l’après-midi du 14 nissan – veille de Pessa’h – et d’en manger la viande le soir qui suit, durant le repas du Séder, à Jérusalem. Ce devoir incombe à chaque Juif, homme ou femme. Dans la pratique, on n’a pas besoin d’apporter un agneau par personne, mais plusieurs personnes peuvent s’associer pour apporter un agneau et manger ensemble sa viande au soir.

Le sacrifice de Pessa’h présente de nombreuses particularités, qui concernent tant les modalités de l’offrande que sa consommation. Le sacrifice doit être abattu à l’intention des personnes qui se sont inscrites à l’avance pour participer à la consommation de sa viande. Il doit être consommé en totalité le soir, avant la mi-nuit, par ces personnes réunies en groupe. La Thora exige aussi que la viande soit rôtie à point et qu’elle ne soit pas emmenée hors de l’endroit où elle est mangée par le groupe. Par ailleurs, sa consommation est accompagnée de matsa et d’herbes amères, et de la lecture du Hallel. Il est aussi interdit de laisser de la viande jusqu’au matin et il est interdit d’en briser un os.

Les autres lois relatives au Séder et à la fête de Pessa’h ont déjà être exposées dans les « lois relatives au ‘hamets et à la matsa », dans le troisième livre du Michné Thora.

La Thora donne également la possibilité, à celui qui a manqué à cette mitsva, de faire l’offrande de ce qu’on appelle le « second Pessa’h ». Il s’agit d’une offrande de Pessa’h dont la date est fixée un mois plus tard, le 14 iyar. Il existe plusieurs causes qui obligent une personne à reporter son offrande, notamment un état d’impureté rituelle ou une trop grande distance qui la sépare de Jérusalem. Toutefois, lorsque la majorité de la communauté se trouve en état d’impureté rituelle, la communauté n’est pas ajournée au second Pessa’h, mais on fait à ce moment l’offrande en état d’impureté.

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