Lois relatives à l’étude de la Thora
Introduction
Elles comprennent deux commandements positifs, dont voici le détail :
- Étudier la Thora.
- Honorer ceux qui l’enseignent et ceux qui la connaissent.
Ces deux commandements sont exposés dans les chapitres ci-après.
Les lois relatives à l’étude de la Thora commencent par le devoir d’enseigner. La Thora fait devoir au père d’enseigner la Thora à son fils puis à son petit-fils. Par extension, elle fait aussi devoir à chaque sage d’Israël d’enseigner à ceux qui sollicitent l’enseignement. L’étude débute dès que l’enfant commence à parler. Elle ne connaît en revanche aucune limite d’âge et continuera « jusqu’au jour de la mort ». Le Talmud rapporte néanmoins qu’autrefois, nombre d’enfants ne recevaient pas d’instruction à la maison. Le système éducatif évolua progressivement et l’école fut finalement instituée dans chaque ville dès l’âge de six ans, grâce à un maître du nom de Yeochoua ben Gamla.
Le devoir d’étudier la Thora concerne chacun sans distinction : riche ou pauvre, jeune ou âgé, robuste ou souffrant, marié ou célibataire. Le Rambam insiste sur l’importance de l’étude et les valeurs nécessaires à son acquisition. L’étude de la Thora ne saurait en effet être réduite à un acquis de connaissances, elle est aussi un engagement moral. La Thora est la Parole de D.ieu, considérée comme la couronne d’Israël. Mériter cette couronne n’exige pas moins de quarante-huit qualités morales, selon les Maximes des Pères.
Ainsi, le maître qui enseigne ne fait pas que transmettre un savoir. C’est avant tout un éducateur et un modèle, qui donne cet exemple moral. Nombre de lois portent sur le rapport entre l’élève et son maître. On énumérera les qualités exigées d’un disciple et celles qui sont requises pour être un maître. Le rapport de l’élève vis-à-vis de son maître est avant tout marqué par le respect. La Thora accorde une immense importance au respect du maître et va jusqu’à comparer la crainte du maître à la crainte du Ciel.
Le respect ne concerne pas uniquement son maître personnel : tout érudit doit recevoir des marques de respect au titre de sa connaissance de la Thora. On conclura sur les mesures que peut prendre un érudit victime d’un acte de mépris et plus généralement sur la notion de mise au ban de la communauté.
Les quatre premiers chapitres portent sur l’étude de la Thora et l’enseignement. Les trois derniers portent sur le respect dû à son maître et aux sages en général.
