Lois relatives à la Maison d’élection
Chapitre trois
Ce chapitre poursuit l’étude des sept éléments essentiels au Temple : après l’autel et sa rampe décrits au chapitre précédent, ce sont à présent la cuve d’ablution (kior) avec son socle ainsi que les trois objets situés dans le Heikhal – le candélabre, la table des pains et l’autel d’or, dit autel des encens – qui vont être décrits.
- La forme du candélabre (menora) est décrite avec précision par la Thora. Il y avait quatre coupes, deux pommeaux et deux fleurs sur sa tige centrale, comme il est dit : « et sur le candélabre, quatre coupes ciselées avec des reliefs aux formes d’amandes, ses pommeaux et ses fleurs ». Et encore une troisième fleur près du socle du candélabre, ainsi qu’il est dit : « jusqu’à sa base, jusqu’à sa fleur ».
- Le socle avait trois pieds. Sur la tige centrale, il y avait encore trois autres pommeaux, d’où sortaient les six branches : trois d’un côté, trois de l’autre. Sur chacune de ces branches, se trouvaient trois coupes, un pommeau et une fleur. Tous ceux-là – coupes, pommeaux et fleurs – étaient faits avec des motifs en forme d’amande.
- Ainsi, il y avait au total vingt-deux coupes, neuf fleurs et onze pommeaux. Tous sont indispensables, et l’absence ne serait-ce que d’un seul de ces quarante-deux éléments invalide l’ensemble.
- Dans quel cas dit-on que l’on fait ces motifs sur le candélabre? Lorsqu’on fait le candélabre en or. Mais s’il est fait d’un autre métal, on ne lui fait pas de coupes, de pommeaux et de fleurs. De même, il y a encore d’autres différences entre le candélabre en or et celui qui est fait d’un autre métal : un candélabre en or fera tout entier avec ses lampes le poids d’un kikar et il sera forgé d’un seul bloc, tandis que pour un candélabre fait d’un autre métal, on n’est pas regardant sur son poids ; et même s’il est creux, il est valable.
- On ne fait jamais le candélabre à partir de débris de métal, qu’il soit en or ou en un autre métal.
- Les pincettes, les pelles et les récipients d’huile ne sont pas compris dans le poids d’un kikar d’or dont est fait le candélabre. En effet, il est dit à propos du candélabre : « en or pur » ; et le texte répète : « ses pincettes et ses pelles seront en or pur », ce qui indique bien qu’elles ne font pas partie du poids du candélabre. Pour cette même raison, la Thora n’a pas dit : « ses lampes seront en or pur », car les lampes dans lesquelles l’huile est versée sont une partie fixe du candélabre et sont incluses dans le poids d’un kikar.
- Les sept branches du candélabre sont indispensables l’une à l’autre et les sept lampes aussi sont indispensables l’une à l’autre, que le candélabre soit en or ou en un autre métal. Et toutes les lampes étaient fixées de manière permanente aux branches dont elles étaient partie intégrante.
- Les six lampes fixées aux six branches latérales du candélabre étaient toutes orientées vers la lampe du milieu sur la tige centrale, et cette lampe était elle-même orientée vers le Saint des saints : elle est appelée pour cela « la lampe ouest ».
- Les coupes ressemblaient à des verres d’Alexandrie, dont l’ouverture est large et qui vont en rétrécissant vers leur base, ayant la forme d’un cône tronqué. Les pommeaux ressemblaient à des « pommes de Cératie », légèrement allongées comme un œuf qui aurait les deux bouts arrondis. Les fleurs étaient comme ces fleurs que l’on sculpte sur les colonnes, à la façon de coupelles à bords incurvés vers l’extérieur.
- La hauteur du candélabre était de dix-huit tefa’him: les pieds et la fleur juste au-dessus faisaient ensemble trois tefa’him; au-dessus de la fleur, deux tefa’him lisses sans motifs ; au-dessus, un téfa’h occupé par une coupe, un pommeau et une fleur, puis deux tefa’him lisses ; au-dessus, un téfa’h occupé par un pommeau d’où sortaient deux branches, l’une de chaque côté, qui s’élevaient jusqu’à la hauteur du candélabre ; au-dessus du second pommeau, sur la tige centrale, un téfa’h lisse, puis un téfa’h occupé par un pommeau d’où sortent deux branches, l’une de chaque côté, qui s’élevaient jusqu’à la hauteur du candélabre ; au-dessus du troisième pommeau, un téfa’h lisse, puis un téfa’h occupé par un pommeau d’où sortaient deux branches, l’une de chaque côté, s’élevant jusqu’à la hauteur du candélabre ; au-dessus du troisième pommeau, deux tefa’him lisses ; il restait donc en haut de la tige centrale trois tefa’him, qui étaient occupés par trois coupes, un pommeau et une fleur.
- Il y avait devant le candélabre une pierre comportant trois marches, sur laquelle se tenait le cohen lorsqu’il nettoyait et allumait les lampes et sur laquelle il posait les récipients d’huile, les pincettes et les pelles au moment de la préparation des lampes.
- La table des pains de proposition mesurait douze tefa’him de long pour une largeur de six tefa’him. Elle était posée en longueur dans l’axe de la longueur du Temple et en largeur dans l’axe de la largeur du Temple. De même, tous les autres objets du Sanctuaire étaient placés de telle sorte que leur longueur était dans l’axe de la longueur du Temple et leur largeur dans l’axe de la largeur, à l’exception de l’arche de l’Alliance dans le Saint des saints dont la longueur était dans l’axe de la largeur du Temple, et de même les lampes du candélabre étaient disposées dans l’axe de la largeur du Temple, l’axe nord-sud.
- Quatre montants en or, divisés en deux branches dans leur partie supérieure, entouraient la table. Ils servaient à maintenir les deux rangées de pain de proposition : deux montants pour une rangée, deux montants pour l’autre rangée. C’est ce que la Thora appelle « ses montants ».
- Il y avait vingt-huit tiges en or, toutes en demi-tube creux, quatorze pour une rangée, quatorze pour l’autre ; ce sont elles que la Thora appelle « ses supports ». Deux coupelles dans lesquelles on mettait l’oliban étaient déposées sur la table près des rangées de pain ; ce sont elles que la Thora appelle « ses cuillers». Et les moules, dans lesquels étaient faits les pains de proposition, sont ceux que la Thora appelle « ses plats ».
- Voici comment étaient disposés ces quatorze tiges : on posait le premier pain sur la table même, puis entre le premier et le deuxième, trois tiges, et ainsi de suite entre chaque pain, trois tiges, et entre le cinquième et le sixième deux tiges seulement, car il n’y avait pas d’autre pain au-dessus de la sixième. Il y avait donc quatorze tiges pour chaque rangée.
- Deux tables étaient disposées dans le vestibule (Oulam), à l’intérieur, à côté de l’entrée. L’une en marbre, sur laquelle on posait les pains de proposition en les amenant, avant de les placer dans le Kodech et l’autre en or, sur laquelle on posait les pains en les sortant. La raison pour laquelle on posait le pain sur une table en or en le sortant, c’est parce qu’il ne peut y avoir que progression dans le domaine de la sainteté, et non régression.
- L’autel de l’encens était carré, il mesurait une coudée sur une coudée. Il était disposé dans le Heikhal exactement au centre de l’axe nord-sud, en retrait vers l’extérieur par rapport à la table et au candélabre, c’est-à-dire qu’il était situé à l’est par rapport à la table et au candélabre, plus proche de l’entrée du Heikhal. Tous trois – la table, le candélabre et l’autel –étaient disposés au-delà du premier tiers du Heikhal, face au rideau séparant le Kodech du Saint des saints.
- La cuve d’ablutions (kior) avait douze becs, afin que tous les cohanim affectés au sacrifice quotidien puissent se laver simultanément les mains et les pieds avec l’eau du kior. Un récipient attaché à une roue lui fut adjoint, récipient contenant constamment de l’eau et servant à remplir le kior au fur et à mesure du besoin. Ce récipient avait le statut d’ustensile profane, pour que l’eau qui s’y trouve ne soit pas sanctifiée et en conséquence rendue impropre en passant la nuit. En effet, le kior faisant partie des récipients sacerdotaux, il sanctifiait son contenu ; or, toute chose qui a été sanctifiée en étant contenue dans un récipient sacerdotal devient impropre si elle a passé la nuit.
