Lois relatives aux dispositions et à la conduite morales

Introduction

Elles comprennent onze commandements, cinq commandements positifs, et six commandements négatifs, dont voici le détail :

  1. Imiter les voies de D.ieu
  2. S’attacher à ceux qui Le connaissent
  3. Aimer son prochain
  4. Aimer les convertis
  5. Ne pas haïr son frère
  6. Réprimander
  7. Ne pas humilier
  8. Ne pas opprimer les malheureux
  9. Ne pas colporter
  10. Ne pas se venger
  11. Ne pas être rancunier

Ces commandements sont exposés dans les chapitres ci-après. 

Déa (au pluriel Déot) signifie pour le Rambam une manière d’être, dans son caractère ou dans son comportement. C’est aussi une science, car la conduite prônée par le Rambam est résolument basée sur la raison. Les traits de caractère d’une personne et sa manière d’être dans la vie quotidienne font partie des fondements de la Thora. La Thora fait devoir de « ressembler à D.ieu dans Ses voies ». Ce qui veut dire chercher à imiter D.ieu dans Ses manières d’être. Le chemin à suivre correspond à ce que le Rambam appelle la « voie du juste milieu » dans chacun des traits de caractères/dispositions morales.

Les cinq premiers chapitres portent sur le comportement individuel, les deux derniers sur la vie sociale et la relation à l’autre. Dans les deux premiers chapitres, le Rambam développe l’idée du juste milieu dans chaque trait de caractère et montre comment ce juste milieu doit être recherché.

Dans les chapitres trois et quatre, il montre la contradiction que peut poser le monde matériel face à une quête spirituelle. La solution ne consiste pas à fuir la réalité matérielle et à totalement s’écarter des besoins du corps. La vie physique reste nécessaire, mais doit être menée avec la noble intention de servir D.ieu. Ainsi, pour prendre un exemple, on mangera en vue d’être en bonne santé dans ce but, on travaillera en vue de s’entretenir soi-même et sa famille et non pour amasser des richesses… Chaque moment, chaque acte de la vie profane s’inscrit ainsi comme une forme de service de D.ieu. Ayant montré que la santé est une condition sine qua non pour servir D.ieu correctement, le Rambam présente au chapitre quatre ses recommandations médicales pour une bonne hygiène de vie.

Le chapitre cinq, toujours consacré au comportement, porte plus précisément sur le talmid hakham, l’érudit, qui doit se distinguer et être absolument irréprochable. La sagesse pour le Rambam, n’est pas uniquement l’excellence intellectuelle, mais aussi l’excellence morale et ainsi l’érudit sera-t-il reconnu.

Enfin, les chapitres six et sept abordent la question de la vie en société et de la relation à autrui. Le Rambam traite tout d’abord de l’environnement social et de l’influence qu’il exerce. Viennent ensuite la mitsva d’aimer son prochain, l’interdiction d’haïr autrui, d’humilier. On conclura dans le dernier chapitre par les interdits liés à la parole, tels que le colportage ou la médisance et, enfin, la vengeance et la rancune.

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