Lois relatives aux offrandes disqualifiées​

Introduction​

Le mot temoura signifie littéralement « substitution » ou « remplacement ». La Thora interdit de remplacer un animal consacré en sacrifice. En cas de transgression de cet interdit, c’est-à-dire si l’on a tenté de remplacer un sacrifice en désignant verbalement un autre animal comme substitut du premier, la Thora prévoit que le sacrifice initial conserve sa sainteté et que l’animal désigné à sa place devienne saint lui aussi. Elle prévoit aussi que le contrevenant qui a agi délibérément soit passible de flagellation. Voici les versets de référence (Lév. 27, 10) : « On ne l’échangera pas et on ne substituera pas (un autre) pour lui, un bon pour un mauvais ou un mauvais pour un bon. Si l’on l’a substitué, lui et son substitut seront saints ». Le substitut prend la même sainteté que l’animal consacré en premier, c’est-à-dire que si, par exemple, le premier est un holocauste, il aura lui aussi le statut d’holocauste. Ainsi, dans certains cas, il sera lui aussi offert en suivant les mêmes règles que le premier ; dans d’autres, il ne pourra pas être offert et sera soit laissé au pâturage jusqu’à ce qu’il présente un défaut (et puisse être racheté), soit voué à mourir.

Les deux premiers chapitres traitent de l’interdiction de la substitution. Le troisième traite du statut et de l’emploi de l’animal consacré en tant que substitut. Le quatrième chapitre, dans le même esprit, traite de la sainteté d’un animal né d’une femelle consacrée en sacrifice et de l’interdiction de modifier la sainteté des offrandes. Il conclut par des réflexions du Rambam sur la signification de cet interdit biblique.

Retour en haut