Lois relatives à ceux auxquels l’expiation manque
Chapitre quatre
Après les cas du zav, les deux derniers chapitres de ces lois traitent du metsora. Les lois portant sur le statut du metsora et son impureté trouveront leur place dans le livre suivant, consacré aux questions de pureté rituelle. Les présents chapitres portent plus spécifiquement sur l’offrande de ses sacrifices qui lui permettent, comme les autres me’housrei kapara, de recouvrer son état de pureté rituelle.
Le rituel des sacrifices du metsora diffère sensiblement des autres me’housrei kapara : le metsora présente une offrande de culpabilité, accompagnée d’une mesure (un log) d’huile. Des applications du sang de son offrande et de l’huile seront faites sur son oreille et sur ses pouces (le pouce de sa main droite et son gros orteil droit).
- Une fois que le metsora a guéri de sa tsaraat et a été purifié par le cohen avec du bois de cèdre, de l’hysope, de la laine rouge et deux oiseaux , que le cohen lui a rasé tout le corps et qu’il s’est immergé au mikvé, après tout cela, il peut entrer à Jérusalem . Puis il compte sept jours. Au septième jour, il procède à un second rasage similaire au premier , puis il s’immerge au mikvé et a le statut de tevoul yom jusqu’à la nuit. Le lendemain, huitième jour, il s’immerge une seconde fois et offre ensuite ses sacrifices. Pourquoi s’immerge-t-il à nouveau le huitième jour après qu’il s’est déjà immergé la veille ? Parce qu’il était accoutumé à l’impureté durant sa période d’isolement en tant que metsora confirmé et ne faisait donc pas attention aux impuretés ; ainsi, du fait des habitudes qu’il a prises, il y a lieu de craindre qu’il se soit rendu impur après son immersion. C’est pourquoi, il s’immerge le huitième jour dans le mikvé à l’intérieur de la loge des metsora située dans la cour des femmes , même s’il n’a pas détourné son attention de son état de pureté et est certain d’avoir effectivement pris garde à ne pas se rendre impur.
- S’il a tardé et n’a pas procédé au rasage le septième jour, mais seulement le huitième jour ou plusieurs jours après, le jour du rasage, il s’immergera et attendra la nuit ; et le lendemain, il apportera ses sacrifices après s’être immergé une seconde fois, comme nous l’avons expliqué . Comment procède-t-on pour le purifier par l’offrande de ses sacrifices ? Le metsora se tient hors de la cour des israélites , dans l’embrasure de la porte Est du parvis qui est la porte de Nikanor, le visage vers l’ouest, c’est-à-dire vers le Heikhal : c’est à cet endroit que se tiennent tous ceux qui ont besoin d’une offrande d’expiation pour achever leur processus de purification, au moment où on les purifie en offrant leurs sacrifices et c’est là que l’on fait boire les « eaux amères » aux femmes soupçonnées d’adultère (sota). Le cohen prend le sacrifice de culpabilité du metsora lorsqu’il est en vie et il le balance, ensemble avec un log d’huile, du côté est de l’autel, comme on le fait pour tous les balancements ; s’il a balancé l’un et l’autre séparément, il a tout de même accompli le devoir du balancement. Puis, il ramène le sacrifice de culpabilité du metsora jusqu’à l’entrée du parvis, là se trouve le metsora ; ce dernier introduit alors ses deux mains dans le parvis et impose ses mains sur l’animal, puis l’on procède à l’abattage immédiatement . Deux cohanim recueillent son sang, l’un recueille le sang dans un récipient pour en faire aspersion sur l’autel et l’autre recueille le sang dans sa main droite, le verse dans sa main gauche et fait aspersion du sang sur le metsora avec le doigt de sa main droite. S’il n’a pas respecté la procédure et a recueilli le sang directement dans sa main gauche, il a invalidé l’offrande. Le cohen qui a recueilli une partie du sang dans le récipient transporte ce sang vers l’autel et en fait aspersion sur l’autel en premier . Ensuite, le cohen qui a recueilli le sang dans sa paume vient auprès du metsora, le cohen se trouvant à l’intérieur du parvis et le metsora à l’extérieur. Le metsora introduit sa tête dans le parvis et le cohen applique du sang qu’il a dans la paume sur le cartilage de son oreille droite. Puis, le metsora introduit sa main droite dans le parvis et le cohen applique du sang sur son pouce. Enfin, le metsora introduit son pied droit et le cohen applique du sang sur son gros orteil. Si le sang a été appliqué sur son oreille, pouce ou orteil gauche, il ne s’est pas acquitté de son devoir. Puis, le cohen offre l’expiatoire et l’holocauste du metsora. Après avoir appliqué le sang sur le pouce et l’orteil du metsora, avant l’offrande de son expiatoire et de son holocauste, le cohen prend le log d’huile d’en et verse de l’huile dans la paume gauche d’un autre cohen ; et s’il a versé l’huile dans sa propre paume, il a tout de même rempli son devoir. Il trempe le doigt de sa main droite dans l’huile qui est dans sa paume gauche et fait aspersion sept fois dans le parvis en direction du Saint des Saints, en trempant le doigt dans l’huile avant chaque aspersion. Et s’il a fait les aspersions sans orienter celles-ci vers le Saint des Saints, elles sont valables. Puis, il vient près du metsora et applique de l’huile là où a été appliqué le sang de l’offrande de culpabilité, à savoir sur le cartilage de son oreille droite, sur son pouce droit et sur son gros orteil droit. Et ce qui reste de l’huile dans sa paume, le cohen l’applique sur la tête du metsora purifié. S’il n’a pas appliqué l’huile sur la tête du metsora, il n’a pas fait expiation. Le reste du log d’huile est partagé entre les cohanim.
- Ce qui reste du log d’huile ne peut être consommé qu’à l’intérieur du parvis, par les cohanim mâles, comme les autres offrandes de haute sainteté, le log d’huile du metsora ayant été comparé par la Thora à l’offrande de culpabilité. Il est défendu de consommer du log d’huile avant d’avoir fait les sept aspersions et les applications sur les pouces . Et si le cohen en a consommé avant, il est passible de la flagellation, comme quelqu’un qui consommerait de la chair des sacrifices avant l’aspersion de leur sang sur l’autel.
