Lois relatives à la circoncision

Chapitre trois

On va maintenant étudier les bénédictions qui doivent récitées lors de l’accomplissement de la circoncision. Les bénédictions dépendent de la nature de la circoncision : circoncision d’un enfant faite par son père ou par un mohel, circoncision d’un esclave faite par son maître ou par un mohel, circoncision d’un converti. Le Rambam clôture ce chapitre et l’ensemble de ce thème en affirmant l’importance du commandement de la circoncision.

  1. Celui qui pratique la circoncision récite au préalable la bénédiction: «Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a prescrit la circoncision» s’il circoncit le fils d’autrui. Et s’il circoncit son propre fils, il récite la bénédiction suivante : «Qui nous a ordonné de circoncire son fils». Le père de l’enfant récite ensuite une autre bénédiction: «Béni sois-Tu, Éternel, notre D.ieu, Roi de l’univers, Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de l’introduire dans l’alliance d’Abraham notre père». Cette bénédiction n’est récitée que par le père de l’enfant, car c’est au père en particulier qu’il incombe de circoncire son fils, au-delà du devoir qui incombe à tout Israël de circoncire tout incirconcis parmi eux. C’est pourquoi, en l’absence du père, on ne récite pas ensuite cette bénédiction. Certains décisionnaires ont enseigné que le tribunal ou une autre personne de l’assemblée récite alors cette bénédiction, mais il ne convient pas d’agir ainsi.
  1. S’il y a des personnes présentes, hormis le mohel et le père, elles disent, après les bénédictions du mohel et du père: «De même que tu l’as conduit dans l’Alliance, puisses-tu le conduire également à la Thora, au dais nuptial et aux bonnes actions». 
  1. Après quoi, le père de l’enfant, le mohel ou l’un des présents récite la bénédiction suivante: «Béni sois-Tu, Éternel, notre D.ieu, Roi de l’univers, Qui a sanctifié le bien-aimé dès le ventre de sa mère, Qui a fixé une loi en sa chair et a scellé ses descendants par le signe d’une sainte alliance. Aussi, en récompense à cette mitsva, D.ieu vivant, notre lot et notre Rocher, ordonne de délivrer de la perdition l’âme de notre chair en vertu de l’Alliance établie en notre chair. Béni sois-Tu, Éternel, qui contracte l’alliance». Le père de l’enfant récite enfin la bénédiction « Béni sois-Tu… Qui nous a donné vie, nous a maintenus et nous a fait parvenir à ce moment » (chéhé’héyanou).
  1. Celui qui circoncit un converti récite la bénédiction: «Béni sois-Tu, Éternel, notre D.ieu, Roi de l’univers, Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de circoncire les convertis et de faire couler d’eux le sang de l’alliance, carn’était le sang de l’alliance, le ciel et la terre n’auraient pu exister, comme il est dit : «N’était Mon alliance jour et nuit, Je n’aurais pas établi les lois du ciel et de la terre. 
  1. Celui qui circoncit son esclave récite la bénédiction suivante: «Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de circoncire les esclaves et de faire couler d’eux le sang de l’alliance, car n’était le sang de l’alliance, le ciel et la terre n’auraient pu exister». S’il circoncit l’esclave d’autrui, il dit: «Qui nous a donné l’ordre concernant la circoncision des esclaves ». Celui qui circoncit un adulte doit couvrir la nudité de ce dernier jusqu’à la fin de la bénédiction. Après quoi, il découvre la nudité et accomplit la circoncision. 
  1. Quand on fait couler le «sang de l’alliance» une goutte de sang à un converti déjà circoncis avant sa conversion ou à un enfant né sans prépuce, aucune bénédiction n’est requise. De même, on ne récite pas de bénédiction pour la circoncision d’un androgyne, car il n’est pas certain qu’il soit un mâle.
  1. Il est interdit à un juif de couper le prépuce à un gentil qui en a besoin à cause d’une plaie ou d’une tumeur qui y est apparue. Car nous ne devons ni sauver les gentils de la mort ni les y entraîner. Bien qu’une mitsva soit réalisée en pratiquant ce traitement médical, ce n’est pas là l’intention du gentil. C’est pourquoi, si le gentil a l’intention d’accomplir la mitsva de la circoncision, il est permis à un juif de le circoncire.
  1. Répugnant est le prépuce, dont sont affublés les gentils, ainsi qu’il est dit: «Car tous les gentils sont incirconcis!». Et grande est la circoncision: notre patriarche Abraham ne fut désigné comme « parfait » qu’après s’être circoncis, ainsi qu’il est dit: «Marche devant Moi et sois parfait. Et je donnerai Mon alliance entre Moi et toi,etc. ». Quiconque viole l’alliance de notre patriarche Abraham en gardant son prépuce ou encore étire la peau de son membre pour paraître incirconcis, n’a pas part au monde futur, même s’il a étudié la Thora et accompli de bonnes actions.
  1. Viens et observe combien sévère est la circoncision: pas même un moment de sursis ne fut accordé à Moïse notre maître pour l’accomplissement de ce commandement, bien qu’il fût en route. Concernant tous les préceptes de la Thora, trois alliances furent scellées avec le peuple juif, ainsi qu’il est dit: «Telles sont les paroles de l’alliance que D.ieu a ordonnée… hormis l’alliance qu’Il a contractée avec eux à ‘Horev». Et il est dit:«Vous vous tenez tous debout aujourd’hui pour passer dans l’alliance de l’Éternel, ton D.ieu.» Ce sont là trois alliances. Concernant la circoncision, treize alliances furent scellées avec Abraham notre patriarche: «Je donnerai Mon alliance entre Moi et toi», «Quant à Moi, voici Mon alliance avec toi», «J’érigerai Mon alliance entre Moi et toi», «en alliance éternelle», «Et toi, tu garderas Mon alliance», «Ceci est Mon alliance que vous garderez», «Ce sera un signe d’alliance», «Et Mon alliance sera dans votre chair», «une alliance éternelle», «il a violé Mon alliance», «Et Je maintiendrai Mon alliance avec lui», «en alliance éternelle », «Et Je maintiendrai Mon alliance avec Isaac».

Béni soit D.ieu Qui accorde Son aide.

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